"Je suis particulièrement
heureuse de saluer le retour, pour leur deuxième
édition, des Transphotographiques, auxquelles je
souhaite un succès encore plus important qu'en 2001.
Les Transphotographiques ont immédiatement pris leur
place dans la programmation artistique et culturelle lilloise,
en s'imposant comme une manifestation évidente. Ce
succès est la meilleure preuve qu'une telle initiative
était nécessaire, et que la richesse et la
créativité du programme proposé par
Olivier Spillebout et son équipe ont su répondre
à cette attente. C'est pourquoi la Ville de Lille
leur renouvelle cette année son soutien.
En s'étendant en 2002 à la métropole
lilloise et au Nord-Pas de Calais, avec de nombreuses expositions,
rencontres et débats dans 16 villes de notre région,
et même au delà de la frontière, à
Courtrai, Tournai et Mouscron, pour anticiper 2004, Capitale
Européenne de la Culture, les Transphotographiques
s'apprêtent à rencontrer un public encore plus
divers d'amateurs et de professionnels de toutes les générations,
passionné par la photo et l'univers artistique, social
et intellectuel qui l'environne.
Je suis naturellement également sensible à
la place éminente donnée aux femmes dans l'édition
2002, car dans ce monde que l'on dit parfois " fait
par des hommes et pour des hommes ", le regard des
femmes sur ce qui les entoure est forcément spécifique,
peut-être plus distancié et critique, et le
regard des femmes photographes est donc d'autant plus précieux.
L'Hôtel de Ville de Lille sera donc très heureux
d'accueillir plusieurs photographes venues notamment de
Prague, Alger, Gènes, Courtrai, Cracovie et Berlin,
et, entre autres artistes, les grandes photographes Sarah
Moon, Sabine Weiss et Jane Evelyn Atwood, qui exposeront
des travaux inédits au Palais des Beaux-Arts de Lille,
à l'Eglise St-Maurice et à l'Hospice Comtesse.
Mais je n'oublie pas non plus les partenariats montés
avec la Ligue contre le cancer et le Centre Oscar-Lambret
autour du regard porté sur le cancer du sein, avec
la Ligue des Droits de l'Homme, sur la prison et les droits
de l'homme, et bien sûr, le partenariat spécifique
organisé avec le Comité de soutien aux femmes
afghanes pour une exposition à l'Ecole Supérieure
de Journalisme.
L'actualité récente nous l'a effectivement
rappelé, le photojournalisme est parfois porteur
de messages d'une grande portée symbolique. Ainsi,
la redécouverte de la jeune adolescente afghane au
regard intense, dont la photo avait fasciné le monde
entier depuis dix-sept ans, et le regard qu'elle nous adresse
aujourd'hui, constituent, dans leur réprobation et
leur amertume muette, un saisissant raccourci de la tragédie
et de la douleur vécues par le peuple afghan depuis
une génération.
Plus que jamais, la photo est bien dans ces circonstances
le miroir d'une âme collective."
"Les
Transphotographiques 2002 proposent une programmation
riche, diversifiée, qui je l'espère, donnera
le plaisir de la découverte à tous les visiteurs
de la région et d'ailleurs. Riche, parce qu'à
l'échelle de l'événement que nous
souhaitons : six semaines de rencontres, de visites, d'échanges,
au gré des lieux d'exposition, des débats
et des projections, et un trait d'union entre les expositions
: les "Femmes Photographes".
En
2001, Willy Ronis nous faisait l'honneur d'exposer et
d'être présent à Lille pour la première
édition du Festival Transphotographiques. En cette
année 2002, pour sa seconde édition, Sabine
Weiss, Sarah moon, Jean Evelyn Atwood et bien d'autres,
donneront un éclat tout particulier à la
programmation du Festival.
Sarah
Moon présente une exposition inédite en
France, " Coïncidences ", qui entre au
Palais des Beaux Arts de Lille. C'est un signe fort qui
montre que la photographie et ses plus éminentes
représentantes peuvent trouver leur place dans
nos plus beaux musées, à côté
d'autres modes d'expression artistique déjà
confirmés.
Les
travaux exceptionnels de Jane Evelyn Atwood sur les femmes
en prison, que certains d'entre vous connaissent peut-être,
sont revisités par le commissariat d'exposition
de Gabriel Bauret, qui a décidé d'associer
cette série avec les photographies de Nadia Benchallal
et Giorgia Fiorio, dans la Salle des Malades de l'Hospice
Comtesse de Lille.
La
paroisse lilloise Saint Maurice accueille la série
" les Hommes et leurs croyances " de Sabine
Weiss, véritable témoignage d'harmonie et
de coexistence pacifique des religions, dans une période
où l'actualité nous montre sans cesse les
déchirements et les conflits.
Je
pense aussi à l'exposition de Marie Paul Nègre
au Gymnase, à celle de Nancy Wilson Pagic à
la galerie Wable, ainsi qu'à celle en région
de Leticia Valverdes à Valenciennes ou Françoise
Saur à Dunkerque.
2002
est aussi l'année de l'extension du festival à
une zone euro-régionale, puisque de nombreuses
villes du Nord-Pas-de-Calais et de Belgique s'associent
au projet avec enthousiasme. Il s'agissait d'une volonté
de l'équipe du festival, mais aussi des institutions
qui la soutiennent, en vue de conforter cet événement
culturel sur un territoire qui sera celui de la manifestation
Lille 2004, Capitale Européenne de la Culture.
Je
me félicite de ces premiers pas en Région,
très positifs et enrichissants. Je pense notamment
au début de collaboration engagé avec la
MAC de Sallaumines, au soutien important qu'a témoigné
la Ville de Courtrai en nous confiant la magnifique Abbaye
de Groëning pour y exposer les travaux de la photographe
polonaise Joanna Helander, à l'accueil des services
culturels de la ville de Lambersart ou encore à
l'aide apportée par l'Office du Tourisme de Douai,
pour l'exposition de Samuelle Renaud à la Halle
aux Draps.
Je
ne les cite pas tous, mais qu'ils sachent que ces soutiens,
même parfois modestes, favorisent le développement
de la Photographie dans notre région, et que leurs
énergies contribuent très fortement à
la réussite d'un festival dont nous pouvons collectivement
être fiers.
Nous
concrétisons en 2002 des pistes lancées
l'année dernière ; par exemple avec l'exposition
de Bruno Santos, photographe de Lisbonne, lauréat
de la Bourse à la Création 2001, qui exposera
25 photographies sur la Ville de Lille, commande du Festival
et véritable aide à la création.
La
construction de ce Festival se fait pas à pas ;
j'espère que la prochaine nomination d'une direction
artistique extérieure amènera une plus-value
à la programmation et à la renommée
de l'événement, et que certaines composantes
du festival, initiées cette année, comme
le Salon du Livre photographique,par exemple, se renforceront
.
Beaucoup
de travail reste à faire : notamment conforter
la présence des écoles, centre sociaux qui
ont aussi leur place dans ce festival, développer
le " Off " et donner une véritable place
au sociétés photographiques régionales
dans cet événement.
Dans
ce parcours parfois difficile, je suis souvent le premier
à être revendicatif par rapport aux rythmes
et aux engagements de nos différents interlocuteurs.
C'est pourquoi je tiens, à l'inverse, à
souligner ici les appuis essentiels qui ont permis de
réaliser cette seconde édition. Je souhaite
donc remercier, en plus des différentes collectivités,
tout particulièrement Martine Aubry, qui, comme
elle l'avait dit lors de l'édition 2001, a soutenu
fortement le festival 2002. Mais également Catherine
Cullen, Adjointe au Maire de Lille à la Culture,
toujours disponible et engagée, Martine Filleul,
Conseillère Municipale de Lille déléguée
aux relations Internationales, initiatrice des invitations
aux Photographes exposant à l'Hôtel de Ville,
Thierry Bagnaschino, Directeur d'EPSON France qui nous
soutient pour la seconde année, et enfin Jean Michel
Stievenart, Maire de Villeneuve d'Ascq, Vice-Président
de LMCU, pour son attachement à la photographie.
Pour
conclure, que vous soyez passionnés ou simples
amateurs, je vous souhaite de profiter pleinement des
expositions et animations proposées, qui comme
l'année dernière sont bien sûr toutes
gratuites "