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Anabell Guerrero est née en 1955
à Caracas. Après des études d'économie et
de sciences politiques, elle s'installe à Paris où elle
vit depuis 1986. Depuis cette date, elle se consacre exclusivement à
la photographie. Après un premier travail en 1986, " Anatomie
des rêves"(portraits et nus féminins), elle réalise
une étude sur les nus masculins intitulée " Une certaine
absence " en 1987. Pendant quatre ans, elle travaille à la
série " Ultimes limbes ", une recherche sur la transparence
(1987-1992) . En 1991, la photographe entreprend une enquête sur
les lieux de la découverte de l'Amérique pour le journal
le Monde, qu'elle expose en 1992 sous le titre de "Introuvables Amériques
". Elle devient ensuite photographe du Carrefour des Littératures
Européennes de Strasbourg, puis du Parlement International des
Écrivains. En 1996, elle prolonge son travail plastique par deux
séries de photographies sur le thème de la mort : "
Deuils d'oiseaux " et " Linceuls ". En 1997, elle se consacre
aux réfugiés, avec " Les déplacés "
et " Les lignes de la main ".
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