Exposition réalisée avec
le concours de l’Institut Culturel Italien et de
Carmella Maria Rosaria Graniani, Consul général
d’Italie à Lille.
Commissaire de l’exposition Georges Vercheval.
Cette
vérité que Vasco Ascolini a longtemps cherchée,
il l’exprime aujourd’hui, à travers
des images expressives, et particulièrement inquiétantes.
Que sont ces instruments de mesure ? A quoi servaient
ces chaînes, ces anneaux de fer, sangles, garrots,
camisoles de force, entraves, pinces griffues, serre-tête
garnis de dents et autres machines diaboliques, évocatrices
d’inavouables supplices ? Ces lieux qu’on
appelait autrefois les hôpitaux de l’horreur,
et où l’on pratiquait notamment des interventions
sur le cerveau, ont été démantelés,
transformés en musées. Préoccupé
depuis son enfance par le sort de ceux qui étaient
enfermés, Vasco Ascolini y a réalisé
des photographies qui portent témoignage de ce
qui s’y est passé. Il nous fait glisser progressivement
sur l’un des versants les plus troubles de la condition
humaine. Etaient-ils vraiment fous, ceux qui y étaient
enfermés ?