François-Marie Banier
naît à Paris en 1947. A 22 ans,
il publie son premier roman, Les Résidences
secondaires, suivi de nombreux autres, dont
Balthazar, fils de famille, et de pièces
de théâtres. Parallèlement,
et en secret, il a entrepris une œuvre
photographique qu’il ne dévoilera
pour la première fois qu’en 1991,
au Centre Georges Pompidou.
Dès
ses premières photographies, il porte son regard
sur des êtres anonymes croisés dans cet atelier
à ciel ouvert qu’est la rue. Ses passants,
ses « traverseuses », comme il les nomme,
formeront au fil du temps son alphabet des solitudes.
Sculptures vivantes, façonnées par le quotidien,
héros d’une vie que l’on devine à
travers leur silhouette, leur regard, leur anonymat devient
légende.
Il
travaille aussi sans relâche sur les mêmes
sujets, ses modèles : Samuel Beckett, Madeleine
Castaing, Vladimir et Wanda Horowitz, Silvana Mangano,
Yves saint laurent, Pascal Greggory. Toujours en quête
de l’émotion qui exprime l’intime.
Depuis
plus de dix ans, il fait entrer écriture et peinture
dans ses photographies. Second, troisième, millième
regard qui ajoutent, retranchent au cliché. Par
ses approches, ses incursions, la mémoire, le temps
qui passe, le rêve redonnent à ses sujets
une dernière fois la parole.
François-Marie
Banier vit et travaille à Paris.
Martin d’Orgeval