Les lieux abandonnés sont généralement
vides.
Ici et là, quelques éléments et objets
encore présents permettent de définir l’utilité
des pièces.
Ils reflètent ainsi l’image d’un passé
et laissent deviner le temps qui nous en sépare.
C’est une fraction de seconde, représentant
des années d’attente, qui nous fait revisiter
ces lieux de mémoire avant que leur destin, indéterminé,
ne les enlève à leur état.
Les lieux qui m’intéressent le plus sont ceux
à la fois collectifs et intimes, ceux qui avaient
la fonction d’abriter un grand nombre de personnes
jour et nuit: un hospice, un immeuble d’appartements
et un hôpital. L’abandon est violent.