Parler du Japon
est une chose hasardeuse pour un Occidental. Le photographier
n’en est pas moins problématique.
C’est un pays qu’on phantasme beaucoup, et
dès l’instant, où l’on s’y
retrouve, nous voilà confronté à
une société étonnement plus proche
de la nôtre, vous laissant ainsi paradoxalement
désorienté et insatisfait.
La sélection de mes images se fait toujours lentement,
si je n’y prends pas garde, je jetterai facilement
les trois quarts des photos. Ma déception est toujours
immense dans un premier temps, puis je me les rapproprie
doucement, comme des images découvertes, faites
par un autre. Enfin vient le temps du souvenir, celui
qui colle à l’image, celui qui me rappel
pourquoi j’ai pris cette image là.
NIPPORDINAIRE est une suite d’images d’un
Japon non envisagé, réalisé sans
volonté de rentrer dans un discours comparatif
et démonstratif.
NIPPORDINAIRE se situe comme une série de photos
souvenir touristiques décalées.
NIPPORDINAIRE est le fruit de ma perplexité face
à ce pays que j’aime en théorie, mais
qui en « pratique » s’avère plus
impénétrable.