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"[...] Je sortais toujours le soir, la
nuit si belle, je ne l'avais jamais perdue. Photographier
des lieux vides dans le noir qui vous font vous arrêter.
Recommencer à marcher dans la ville jusqu'au prochain
arrêt, à la prochaine rencontre ou au prochain
endroit vide mais rempli de vie.
Errer la nuit dans la ville, dans la vie, tel était
dorénavant mon comportement, un comportement assez
étrange, je vous l'accorde mais tellement jouissif.
Quand on erre, c'est par obligation et non par plaisir, le
plaisir est dans le fait de savoir quand et où l'on
part mais de ne pas savoir où cela peut nous mener
: la peur de l'inconnu, la nuit, l'adrénaline de la
solitude de l'être errant. Et mon Rolleiflex qui me
permet d'affronter tout cela avec plaisir et nonchalance.
La douce sensation que rien ne pouvait m'arriver grâce
à mon appareil. [...]"
"[...] Savoir respecter ceux avec qui on a souffert et
ri à fendre l'enfer.
Même si aujourd'hui mes amis sont devenus papier, je
les aime toujours plus et je sais qu'ils se régalent
à m'imaginer continuer à appuyer sur le sale
déclencheur de mon appareil. Ce qui est certain, c'est
que nos vingt ans étaient beaux et sauvages. [...]"
Gregory Baillard.
Exposition du 12 juin au 03 juillet "Panoramik
d'une errance"
chez Spiritek - 49 rue du Molinel - Lille - tél: 03
28 36 28 40
Vernissage le 11 juin 2004 à partir de 18h.
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OFF des Transphotographiques 2004
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