Paysages, paysage
fragments d'images répétitives
exécutées dans un lieu déterminé
(Marchiennes) englobés et présentés dans
un " tout " panoramique interroge inlassablement
un même topos.
La forêt, espace d'immensité par excellence,
renferme en elle une grandeur cachée, elle donne
toujours cette impression un peu anxieuse que l'on s'enfonce
dans un monde sans limites. La forêt amasse en elle-même
son infinité ; complexe, brisée, fermée,
resserrée, elle est un état d'âme. Ainsi
les découpes photographiques sont alors à
envisager comme une sorte d'évocation d'un espace
de construction irrationnelle, une intériorisation
de la vision qui se dérobe à l'impartialité
mimétique.
La Phénoménologie de l'espace est au cur
de la représentation : écart entre espace
référentiel et espace photographique, dialectique
entre l'immensité qui génère l'image
et l'image de l'immensité. Les déplacements
de perception et les tensions entre continuité et
discontinuité rendent la synthèse impossible
entre fragment et globalité qui trouve, grâce
au principe d'" équivalence " et de "
correspondance " entre le tout et la partie, une échappatoire
en convoquant l'imagination.
Exposition de "Paysages,
paysage..."
à L'arbre à Lettres - 58 rue Esquermoise - Lille
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