Joyau méconnu de la planète, le site de
Bamiyan s'est ouvert au monde le jour de sa fin, une funeste
journée de mars 2001. Victimes de la folie intégriste
des Talibans, les deux bouddhas géants de 51 et
36 mètres taillés dans la falaise il y a
plus de 1500 ans ne sont désormais plus qu'un tas
de ruine
A défaut de reconstruction, le site, classé
patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO en
2003, est enfin l'objet de toutes les attentions. Le plan
de préservation du site est en marche.
Nous sommes ici en plein cur du Hazarad Jat, une
des provinces les plus pauvres d'Afghanistan. La région
bénéficie toutefois d'un privilège
rare en Afghanistan : contrairement au sud et à
l'est du pays, elle est en paix et en sécurité.
Les signaux encourageants ne doivent néanmoins
pas faire oublier que la reconstruction est très
loin d'être aboutie à Bamiyan. Dans cette
région montagneuse et reculée, les problèmes
d'accessibilité grèvent les possibilités
de développement, difficultés renforcées
par les activités criminelles générées
par le développement du trafic d'opium. A l'image
de ses bouddhas, la reconstruction est fragile à
Bamiyan.
Timothée Boutry
Exposition du 31 mai au 17 juin "Cité
des Murmures"
à
l'ESJ (Ecole Supérieure de Journalisme) - 50, rue
Gauthier de Châtillon - Lille
Ouvert du lundi au vendredi de 10h à 12h30 et de
14h30 à 18h.
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