Guillaume Herbaut
"
Oswiecim"





Guillaume Herbaut est un des fondateurs, en 1995, du collectif de photographes L'œil Public, qui privilégie les reportages sociaux et politiques. Ces préoccupations sont au centre de sujets remarqués comme " Vie de flic ", " Voyage au cœur de l'extrême droite en France ", " les petits soldats de Souvorov " (l'embrigadement d'enfants dans l'armée en Biélorussie). En 2001, Guillaume Herbaut a renoncé à ces reportages en noir et blanc, qui l'inscrivait dans la tradition du photojournalisme d'auteur à la française. Pour mieux traduire ses préoccupations pour des territoires marqués par l'Histoire, il a adopté un style documentaire plus contemplatif. S'appuyant sur des couleurs signifiantes, il met en avant d'un côté des portraits et de l'autre leur cadre de vie afin d'approcher au mieux une situation dramatique et invisible. Depuis 2001, Guillaume Herbaut a réalisé des séries photographiques liées entre elles " par quelque chose d'indicible et pourtant de concret. Elles se déroulent dans des lieux très particuliers où tout ne sera plus jamais comme avant ". " Tchernobylsty ", qui a reçu le prix Kodak de la critique en 2001, montre la douleur des gens qui vivaient à côté de Tchernobyl, le 26 avril 1986, jour de l'explosion nucléaire. " Slavoutich ", réalisée en 2002, porte le nom d'une ville empoisonnée d'Ukraine, construite pour reloger les gens de Tchernobyl. Vient ensuite son travail sur la ville de Shkodra, en Albanie, où nombres de familles sont décimées ou vivent dans la peur à cause d'un code d'honneur ancestral qui prône la vengeance de sang.
Nous présentons au Tri Postal à Lille, le dernier travail du photographe. La série intitulée " Oswiecim " porte le nom de la ville de Pologne où l'Allemagne nazie a implanté le camp de concentration et d'extermination d'Auschwitz. Guillaume Herbaut apporte ces précisions : " Entre 1940 et 1945, ici, plus de 900 000 personnes ont été exterminées. Avant la guerre, la ville comptait 12 000 habitants dont 7 000 étaient de confession juive. Soit 60 % de la population. Elle possédait 13 synagogues. A la fin de la guerre, seuls 70 juifs sont revenus dans la ville. Aujourd'hui, Oswiecim compte 48 000 habitants. Le dernier juif est mort en 2000. Il ne reste qu'une synagogue, dans laquelle il n'y a plus d'office religieux. "


A.M.



Exposition du 25 mai au 25 juin "Oswiecim"
au Tri Postal - avenue Willy Brandt - Lille

Ouvert le lundi de 14h à 18h, du mercredi au dimanche de 12h à 18h, le vendredi jusqu'à 19h. Fermé le mardi.
Tél. 03 20 14 47 61

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