INTERNATIONAL / TRANSFRONTALIER

Le territoire transfrontalier


Les Transphotographiques ont pour particularité, depuis la première édition, de se dérouler sur le territoire euro-régional. En effet, grâce à un soutien financier de l’Union Européenne par l’intermédiaire du programme "Interreg III", le festival s’est toujours déroulé non seulement en région Nord-Pas-de-Calais mais aussi, de l’autre côté de la frontière, sur le territoire belge. Au départ, Kortrijk (Courtrai), en Flandre, et Tournai, en Wallonie, étaient les deux villes au coeur de ce partenariat international. Ce travail de coopération transfrontalière s’est ensuite seulement renouvelé avec la ville de Courtrai. Et il témoigne d’un désir fort des Transphotographiques d’être un festival réellement "européen". En 2007, les Transphotographiques présentent au Broelmuseum de Courtrai une exposition rétrospective de Walter Carone.


Consultez les expositions à Courtrai Consultez les ateliers organisés à Courtrai


2007 : "Photographie & cinéma" par les artistes internationaux

Tournées vers l’international, les Transphotographiques entretiennent, depuis 2001, des liens particuliers avec deux pays d’Europe : la Pologne et l’Italie. Le festival accueille chaque année des artistes étrangers pour présenter leur travail photographique en Nord-Pas-de-Calais. Si la Suède ou la Chine ont déjà été représentées, la plupart des artistes étrangers exposés sont italiens ou polonais, compte tenu des liens privilégiés avec ces deux pays.

En 2001, la ville de Turin, jumelée à la ville de Lille était à l’honneur. L’exposition de Cesare Di Liborio a été le symbole de cette complicité naissante entre le festival et la botte italienne !
Ce lien s’est trouvé renforcé par la présence de plusieurs artistes italiennes pour les Transphotographiques 2002 consacrées aux femmes photographes. Le Consulat Italien est peu à peu devenu un partenaire essentiel du festival et les relations avec l’Italie se sont multipliées. Ainsi en 2003, en plus des débats et des projections, le photographe Vasco Ascolini a honoré le festival de sa présence. Et pour la cinquième édition du festival, non seulement deux photographes ont été exposées dans le « off », mais l’Italie a également été représentée pour la programmation officielle avec un grand nom de la photographie : Paolo Roversi.

La Pologne a toujours occupé, elle aussi, une place de choix au sein du festival. L’élan a été donné dès 2002, grâce au soutien précieux de l’Académie des Beaux-Arts de Cracovie : quatre artistes polonaises ont en effet été programmées pour cette édition dédiée aux femmes photographes. L’année suivante, le Consulat de Pologne à Lille est devenu partenaire du festival et a soutenu les projets de photographes polonais. De fait, en plus d’un débat consacré à Auschwitz, deux artistes polonais ont présenté leurs travaux dans la capitale du Nord.
Cette relation privilégiée avec la Pologne s’est accentuée en 2004 avec la programmation d’un photographe polonais pour le off et de deux grands noms de la photographie polonaise pour l’officiel : Waldemar Sliwczynski et Bogdan Konopka.

Pour la cinquième édition du festival, la Pologne était très présente : trois photographes exposés dans le cadre du off et deux soirées de projections en partenariat avec le mois de la photo de Cracovie et le Foto festiwal de Pologne. Et il faut souligner que le magazine polonais « Pozytyw » s’est intéréssé de près aux Transphotographiques. Un nouveau lien s’est formé entre la Pologne et les Transphotographiques par le biais du Photo Festival union.

Cette nouvelle édition du festival programme des artistes venus d’horizons géographiques riches.

Jean-Claude Palisse (France-Belgique) : "Haute tension"
Palisse vit et travaille à Bruxelles. Véritable globe-trotter (quelques voyages en Orient, un an en Amérique Latine, plusieurs séjours à New-York et Rio de Janeiro) son intérêt pour le portrait en grand format, né dans les années 90, est de plus en plus influencé par son regard sur la société contemporaine.

Peter Knapp (Suisse) : "Totems image/seconde"
Depuis 1965, Peter Knapp multiplie l'image : il filme des portraits et panneaux de signalisation avec une caméra de cinéma et en extrait des "images arrêtées" qu'il agrandit en totems. C’est l’oeuvre qu’il présente au Tri Postal.

Stefano de Luigi (Allemagne/Italie) : "Pornoland"
Né en Allemagne, il collabore notamment avec la France et l’Italie. Il présente ici des photographies prises "à travers l’industrie pornographique mondiale" ; un travail déjà exposé à Paris et Rome et également publié en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis.

Bogna Burska (Pologne) : "La pluie à Paris" & "A Game with the Shifting Mirrors"
Peintre, photographe, auteur d’installations et réalisatrice de films, elle projette notamment durant le festival une vidéo composée de scène de films tournés à Paris.

Elzbieta Jablonska (Pologne) : "Super mother"
Sa photographie traverse les formes plastiques de la société des loisirs. Pour le festival, son exposition met en scène des mères au foyer en super héros familial.

Sebastian Copeland (France/Grande-Bretagne) : "Celebrity portrait"
Etabli aux Etats-Unis depuis l’âge de 16 ans, il développe une photographie plastique pour la mode, la publicité et tire des célébrités hollywoodiennes des séries de portraits à la mise en scène très travaillée.

Peter Lindbergh (Allemagne) : "Cinéma"
Exposé à travers le monde, il excelle notamment en photographie de mode. Il est souvent décrit, pour son style plastique, comme le "poète du glamour".

Jérôme de Perlinghi (Belgique) : "Portraits"
Il travaille pour des magazines en France (Télérama, Elle) et aux Etats-Unis (The New-york Times) et présentera aux Transphotographiques une série de portraits de stars.

Federico Garolla et Federico Patellani (Italie) : "Un regard sur le cinéma italien d’après-guerre"
Garolla a réalisé des centaines de sujets pour les publications les plus prestigieuses d’Italie, (Tempo Illustrato, L’Europeo), mais aussi pour la presse étrangère (Paris Match, National Geographic, Die Stern). Reporter photo pour Tempo, Patellani est aujourd’hui passionné par les mouvements artistiques, il participe à l'essor du cinéma italien, témoignant par ses photographies de la détermination et de la beauté de sa génération.

Stephen Gill (Grande-Bretagne) : "Audience"
D’abord photographe de l’agence Magnum à Londres, Gill est indépendant depuis 1997. Il réalise un travail hybride, entre documentaire et conceptualisme, reposant sur la répétition extrêmement minutieuse d’une seule et même idée.

Sem Presser (Pays-Bas) : "Cannes années 50"
Apprécié principalement pour le travail de photographie sociale, Presser a aussi été un habitué du festival de Cannes, où il se rendait tous les ans afin d’essayer d’attraper les éclats de paillettes de stars comme Gina Lollobrigida ou Sofia Loren.

Des partenariats européens


Forte de leur expérience lors de l’édition 2005, les Transphotographiques proposent cette année encore un diaporama autour des festivals de photographie européens. Dans le souci de faire découvrir un large panel de la photographie, la plus jeune comme la plus institutionnalisée, le festival des Transphotographiques a proposé à de nombreux autres festivals en Europe de participer à ce diaporama. Ceux qui ont accepté ont ainsi l’opportunité de présenter leur sélection parmi leurs éditions passées et futures. Les Transphotographiques ont à cœur de maintenir leur lien avec l’Europe et de participer à une solidification des relations existantes entre les photographies européennes. C’est ainsi que l’Espagne, les Pays-Bas, l’Allemagne, l’Autriche, la Finlande, la Grèce, les pays d’Europe de l’Est et Centrale s’invitent en 2007 aux Transphotographiques. La liste est longue et promet de s'enrichir encore pour l'édition 2009.



Regard vers 2009

A travers ses nombreuses collaborations internationales, principalement en Europe, l'équipe du festival prépare activement la programmation de la biennale 2009 des Transphotographiques. Orientée sur une thématique européenne, liée au sentiment d'appartenance et d'identité européenne à travers la culture, cette édition s'intégrera dans la programmation officielle de LILLE3000 et en sera l'entité photographique prinicipale. Aussi, pour présenter au public une selection inédite, originale et recherchée, plusieurs commandes sont déjà lancées auprès d'artistes internationaux, sur la thématique "Frontières et passage". Permettre à de jeunes artistes de poser leur regard sur l'Europe d'aujourd'hui, rechercher dans les productions contemporaines les points de convergence des interprétations, proposer au public français de découvrir des talents révélés par cette nouvelle circulation en Europe... Telle est l'ambition des Transphotographiques 2009. Pour mener à bien ce projet, plusieurs projets se concrétisent actuellement, et des dossiers de partenariats sont soumis aux institutions telles que le Feder, Visegrad Fund...




Retour