
«Mon voyage
en noir et blanc dans l’usine
de la mode»
L’ex-établissement
Max Mara vu par la photographe Francesca
Bertolini
Par Elisabetta
Grassi
C’est dès l’âge
de 12 ans que Francesca Bertolini
a été attirée
par l’art de la photographie.
Aujourd’hui âgée
de 31 ans, Francesca, originaire
de Montecchio (Reggio Emilia), a
suivi sa passion et l’a développé
jusqu’à arriver à
exposer ses photos dans toute l’Italie
et dans de nombreux pays étrangers
tels que l’Espagne, la Belgique,
les États-Unis, la Suisse,
et l’Allemagne.
Charmée par le monde de la
mode dans lequel elle travaille,
elle a su profiter de ses voyages
et de se expériences quotidiennes
pour les traduire en images capables
de transmettre des émotions
et des histoires vécues.
Du 15 mai au 29 juin prochain seront
exposées à La Maison
de la photographie de Lille, en
France, 50 photographies prises
entre novembre 2004 et janvier 2005
(un an après le déménagement)
au sein du vieil établissement
Max Mara situé rue Fratelli
Cervi à Reggio Emilia.
Angela Mandesani, experte en photographie,
commente l’exposition intitulée
Mémoire de présence
: «On entrevoit une ombre
d’humanité entre les
murs des grands espaces de l’usine.
Cintres, tables, papiers et vieilles
affiches se mêlent au milieu
de coiffures d’un autre temps.
Il s’agit de la volonté
de fixer le temps de la fin ».
Francesca connaît très
bien ces espaces pour y avoir travaillé
pendant plusieurs années
: « J’ai voulu faire
émerger des éléments
de la vie intense, dynamique et
frénétique qui se
développe en ces lieux ».
Un voile de poussière recouvre
tout et laisse deviner le passage
du temps qui semble avoir ralenti
son cours jusqu’à s’arrêter.
La photographe de Montecchio n’est
pas une novice dans la réalisation
de reportages dédiés
à la mode : elle est l’auteur
d’une exposition de 35 photographies
prises dans les coulisses d’un
défilé de Max Mara
pendant la semaine de la mode à
Milan et présentée
en 2006 sous le titre Backstage.
Un parcours qui représente
les mannequins se relaxant avant
le défilé, le moment
crucial de l’essayage, les
dernières retouches des habilleuses
et de Laura Lussardi, fashion cordinator
de Max Mara, le look qui est sur
le point de défiler sur la
passerelle, les maquilleurs, les
pupitres avec tous les vêtements
accrochés et catalogués,
prêts pour les moments décisifs
des changements, et enfin la sortie
du mannequin en face du public,
assis en contre bas. La photographe
ajoute : « Pour chacune de
ces expositions j’ai choisi
le noir et blanc parce qu’il
m’a permis d’approfondir
ma recherche au-delà de la
caractéristique primaire
de la mode : la couleur »
Les prochains rendez-vous auront
lieu à l’occasion de
la semaine européenne de
la semaine de la photographie à
la galerie Torno Subito (piazza
24 Maggio) de Reggio Emilia jusqu’au
24 avril avec l’exposition
intitulé Illusioni qui sera
exposée également
à la Villa Pomisi à
Castelanza (Varese) du 8 au 18 mai.