Stanley GREENE
"Chalklines"




© Stanley Greene


CHALK LINES
(Référence directe aux contours à la craie tracés autour des cadavres sur les scènes de crime)

Le conflit dans les régions montagneuses de Nagorny-Karabakh a coûté de nombreuses vies, des milliers de personnes sont mortes et plus d’un million ont été déracinés et ont perdu leur logement. Elles sont toujours enfermées au cœur des magnifiques montagnes du Caucase, de l’Arménie et de l’Azerbaïdjan dans une querelle qui a défiguré la région entière entre la Russie et l’Iran, de la Mer Noire à la Mer Caspienne.

A la limite la plus à l’est de l’Europe se trouve la Mer Caspienne, des terres d’un vert laiteux entourent la mer qui recèle de nombreux trésors. Célèbre pour ses esturgeons, la mer est la source mondiale principale de caviar et se trouve au-dessus d’une vaste réserve de pétrole et de gaz valant des trillions de dollars.

Baku en Azerbaïdjan est une ville à fort potentiel  économique  en raison de ses vastes réserves de pétrole. Mais c’est également un lieu qui a été touché par le spectre de la guerre. Aujourd’hui plus d’un million de réfugiés, devenus sans abri en raison de la guerre à Nagorny-Karabakh, attendent à son seuil. Les Azerbaïdjanais ont été vaincus et humiliés par les Arméniens, 15 ans auparavant pour le contrôle de Nagorny-Karabakh.

L’épidémie de réfugiés évincés de Nagorny-Karabakh par les Arméniens est le témoignage de l’épuration ethnique, la famine et la pauvreté.  La guerre fut insensée et inutile. La violence délibérée infligée aux morts et aux blessés a été provoquée directement par les actions militaires.

La querelle autour de Nagorny-Karabakh est à l’origine des premières fissures dans la structure de l’Union Soviétique de Gorbatchev en 1988 et laisse présager la fin de l’Empire Soviet. En 1991-1994, ce conflit devint la première guerre inter états de l’ancienne Union Soviétique. 

Aujourd’hui l’Arménie est le territoire sauvage du Caucase. Malgré l’aide massive des Etats-Unis et de l’Ouest à cet Etat qui se revendique « principal pays chrétien », les réels alliés de l’Arménie dans la région sont la Russie et l’Iran, essentiellement en raison d’opportunités politiques.  De récents lobbies pro Azerbaïdjanais ont joints leurs forces autour d’intérêts pétroliers pour tenter de neutraliser la campagne arménienne hautement réussie (et bien financée) pour identifier l’Azerbaïdjan en tant qu’agresseur exclusif  du conflit de 12 années au-dessus des montagnes de Karabakh.

L’Arménie s’est remise de l’effondrement économique complet apparu durant le conflit au-dessus de Nagorny-Karabakh, région montagneuse de l’Azerbaïdjan de l’Est maintenant contrôlée par sa population arménienne d’origine. Mais l’échec à résoudre le conflit, au cours duquel des centaines de personnes sont mortes, maintient la fermeture des frontières entre l’Arménie et la Turquie. L’Arménie entretient une relation très proche avec la Russie et l’Iran.

Après que plus d’un million d’azerbaïdjanais aient été expulsés de leurs maisons par les arméniens, le nouveau paysage  du Caucase crée une tension nouvelle entre arméniens et azerbaïdjanais. De plus l’Arménie intérieure se sent exclue, dépendante de réacteurs nucléaires soviétiques vieillissants et de l’absence de revenus pétroliers. Aux frontières, les soldats arméniens tirent régulièrement sur les soldats azerbaïdjanais.   

L’Azerbaïdjan pourrait être aussi prospère que l’Arabie Saoudite ou le Koweït. Le gouvernement de Baku, sous le contrôle de la famille Aliev (« L’Azerbaïdjan est dirigée par un fantôme d’Heydar-Baba ») peut citer 50 raisons pour expliquer les conditions de pauvreté du pays, mais la réalité est que Baku se désintéresse du reste de l’Azerbaïdjan et des problèmes de ses réfugiés. Ce qui occupe le gouvernement de Baku c’est la perspective de billions de dollars en son sein. Il semble parfois que les étrangers – organisations d’entraide et nations unies -  se préoccupent du problème que représente le gouvernement de Baku pour le pays.

Le peuple azerbaïdjanais est ignoré – personne ne veut reconnaître la détresse des réfugiés. Ils sont devenus un symbole de honte car ils symbolisent la défaite azerbaïdjanaise dans la guerre face aux arméniens. Ils sont le rappel de l’incapacité des azerbaïdjanais à défendre leur pays.

Ce ne sont pas seulement les auteurs de crimes et les êtres malfaisants  qui commettent un péché, mais également ceux qui voient et savent mais ne condamnent pas ou n’essaient pas d’avertir… bénis soient les pacificateurs, car si nous souhaitons être les enfants de Dieu, nous devons apprendre à rejeter la haine, si nous croyons en l’amour de Dieu et voulons recevoir son amour, nous devons aimer nos semblables sur cette planète. Même si des forces démoniaques sont à l’œuvre, pas seulement dans ce conflit mais dans d’autres guerres  et luttes ailleurs dans le monde… nous devons toujours trouver l’amour.

Stanley Greene 2007 - représenté par Atelier Fenêtre sur Cour, Paris.

Exposition réalisée en association avec le Magazine PHOTO

Exposition réalisée en collaboration avec l'Agence Noor, Amsterdam
www.noorimages.com

www.fragments.nl



Exposition du 14 mai au 12 juillet " Chalk lines "

Vernissage le jeudi 14 mai à 19h
Exposition au Palais Rameau - 39, boulevard Vauban - Lille

Ouvert
du mercredi au dimanche de 10h à 19h.

 

   
     

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