BRUNO
SANTOS (Portugal), lauréat de la bourse 2001
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Galerie
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Il a gagné ! Bruno
Santos remporte plusieurs prix dont le principal reste
pour lui une commande photographique. Notre lauréat
se voit commander un travail sur la ville de Lille qui
sera exposé à la prochaine édition du festival Transphotographiques
qui se tiendra à Lille en mai 2002. Pour l'aider dans
sa réalisation, le fabricant d'objectifs Sigma lui offre
un bon d'achat de 5 000fr plus un chèque de 5 000fr.
Les Transphotographiques de Lille ajoutent
5 000fr de défraiement. Joli coup !
Voici le contenu de la lettre du lauréat Bruno Santos
qui nous éclaire sur son projet : " Dans ma
démarche, je veux induire, plutôt que montrer des évidences
en
construisant mes images à la frontière de l'imaginaire
et du réel. C'est comme une recherche intime des sensations
qu'on éprouve dans la ville. Le travail que je présente
évoque plus un univers de suggestion qui a pour fil
conducteur la réalité urbaine portugaise actuelle. Je
privilégie la subjectivité à un reportage plus documentaire
et rigoureux. Les protagonistes présents ou absents,
constituent un immense univers d'inconnus. A travers
ces photos je cherche à établir avec le spectateur une
relation, lui rafraîchir le regard et partager avec
lui le même langage inconscient. Dans les grains d'argent
j'essaie de faire se réfléchir toute la beauté de l'éphémère
et faire naître l'émotion." Ouf ! Tout un programme
! Au-delà des discours, le jury a beaucoup apprécié
l'univers très personnel de Bruno Santos. Olivier Spillebout,
président des Transphotographiques de Lille a tenu à
ajouter : "Bruno Santos l'emporte avec un dossier
original choisi avec beaucoup de difficultés parmi une
centaine de dossier de grandes qualités". Bruno
va donc photographier la ville de Lille cet hiver et
le résultat de ce reportage subjectif sera exposé lors
de l'édition 2002 des Transphotographiques. A suivre
La bourse à la création initiée par Réponse Photo en
partenariat avec Sigma et les Transphotographiques de
Lille récompense une démarche d'auteur. En plus du lauréat,
Bruno Santos, nous publions ici un extrait des quatre
finalistes. Encore bravo à tous !
LES AUTRES FINALISTES :
DENIS
ALLARD (Paris)
Ce
qui est remarquable dans le dossier de Denis Allard et
qu'on ne peut malheureusement pas montrer dans le magazine,
c'est l'adéquation entre la nature des photos (reportage
en n&b, traduction du mouvement, bonne gestion du
flou) et le support choisi pour le présenter. (
impressions jet d'encre sur papier à matière
Canson) Denis vient de finir ses études d'histoire
de l'Art et aimerait vivre de la photo : " Je démarche
les rédactions des magazines à Paris et
en province pour essayer de décrocher des piges
mais ce n'est pas facile. Ma source d'inspiration reste
dans la veine classique. Cartier-Bresson et Depardon.
Je m'intéresse surtout à l'humain dans la
ville. J'ai réalisé toutes ces photos au
grand angle et parfois avec mon 50 mm f :1,4 et du film
Kodak TMax 100. "
ANTOINE CATARINO (Morteau) :
Le
contenu de la lettre de motivation d'Antoine Catarino
résonne comme une prémonition : " ce
travail est issu de mon premier voyage à New York
en mars 2001. Babylone ou Gotham ? Moment fatidique où
le fantasme nourri par le cinéma va se cogner à
la réalité. " Dans tous les cas par
ces montages d'images qu'il a baptisé " composites
", Antoine a très bien traduit l'énergie
de la ville avec un réel talent de graphiste.
LUDOVIC GUYOT (Paris) :
Ludovic
s'est attaché à montrer des signes qui font
l'image de la ville : signalisations, enseignes lumineuses
.
Un ensemble original : "travailler sur la ville c'était
pour moi avoir une approche sensible et directe. Regarder,
observer ces couleurs chaudes et blafardes sans négliger
les plus infimes détails. "
PATRICK DEVRESSE (Dainville) :
Après
Paris, Venise, Budapest, Prague a suivie. Les capitales
européennes m'ont toujours inspirées. On
déambule, on se laisse imprégner. On se
lève tôt et, tel une éponge, on absorbe
les lumières et les ombres. "Patrick a concouru
avec un dossier magnifiquement présenté
qui a été très remarqué.
JEAN-MICHEL REGOIN (Ruaudin) :
C'est
beau une ville la nuit, pourrait être le titre du
travail très accompli de Jean-michel Regoin. Sur
une dizaine d'images, cet infirmier de 42 ans a retranscrit
un univers où l'être humain a disparu. "
C'est peut-être parce que dans mon boulot j'ai affaire
à des gens toute la journée
Ce que
je recherche c'est plutôt les traces de l'humain.
J'explore les dérives de l'éclairage artificiel,
j'obtiens parfois des dominantes qui sont des heureuses
surprises
Merci de votre initiative. On peut dire
qu'à réponse Photo vous ne vous moquez pas
des amateurs. Cela fait 15 ans que je fais sérieusement
de la photo et le simple fait d'avoir été
remarqué m'encourage beaucoup. "
| Voix
du Nord du 19/01/2002 : |
Nord
Eclair du 17/01/2002 : |
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