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BOURSE à la CREATION


Réponses Photo - Transphotographiques


TRANSPHOTOGRAPHIQUES 2007 > Photographie et Cinéma


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Bourse à la création

Initiée en 2001 sur une proposition d' Olivier Spillebout, La Bourse à la Création récompense chaque année, par le biais d'une commande, un photographe qui veut devenir professionnel. Dès la première édition, le magazine Réponses Photo et sa rédactrice en chef Sylvie Hugues se sont associés aux Transphotographiques. En plus de cette commande sur la ville de Lille, le lauréat voit ses photos exposées lors de l'édition suivante du festival Transphotographiques. Ces commandes successives passées chaque année aux lauréats constituent autant de regards croisés et inédits sur la Ville de Lille qui feront l'objet à terme d'une importante rétrospective et d'une édition de catalogue.

Comment Participer: Chaque année, au moment du festival, est officiellement annoncé le lancement de la nouvelle bourse, sur ce site, mais aussi dans le magazine Réponses Photo de Mai. Il faut envoyer un dossier de dix photos noir et blanc ou couleur sur le thème retenu. Vous avez jusqu'au 30 août pour nous envoyer un dossier cohérent et homogène. Seuls les dossiers accompagnés d'une enveloppe suffisamment affranchie et de la bonne taille, seront retournés.

Contact: Réponses Photo Bourse à la création 33, rue du Colonel Pierre Avia 75754 Paris Cedex 15

Qu'est-ce qu'on gagne? Le lauréat se verra passer une commande consistant à réaliser un travail sur la ville de Lille. Le gagnant devra fournir entre 25 à 30 tirages 40x50 qui seront exposés pendant le festival. Pour le réaliser il recevra : - 1500 € de contribution directe (couvrant frais techniques, transport, hébergement) - 1000 € de materiel EPSON - Parution d'une partie de son travail réalisé dans le magazine Réponses Photo - Exposition de son travail pendant le festival, avec prise en charge de la scénographie, comm,   vernissage et carton d'invitation (valeur environ 1000 €).
 

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        Résultats 2003 :
 
 

JEAN-MICHEL PANCIN (Paris), lauréat 2003

Voir la galerie reportage
réalisée lors de sa venue à Lille en février 2004.

La nature dans la ville était le thème de cette troisième édition de la Bourse à la Création. Jean-Michel Pancin s'est attaché en dix photos couleur à montrer une nature isolée, fragmentée, vue au travers du cadre dans le cadre. Il a pisté des traces, des restes de natures dans la ville. Un bout de ciel, un arbre décharné, un poster délavé représentant la nature exotique des tropiques au milieu du béton… Une vision pas spécialement gaie mais réaliste et surtout subtile : "mes photographies tentent de faire état du désir d'un environnement plus accueillant ". Autant dire une critique de certains urbanismes sauvages qui peuvent défigurer des quartiers entiers. Ses tirages forment un ensemble très homogène et le traitement de la couleur a touché le jury. Jean-Michel Pancin a réalisé ses photos en Nikon F4, équipé d'un zoom 28-70 mm et d'un flash SB 24, appareil chargé de film ektachrome E200.Son parcours est assez commun à tous les photographes amateurs désireux de devenir professionnels : quelques reportages pour la presse quotidienne régionale (Le Provence) puis une école pour consolider ses acquis, l'Ecole Nationale des Arts Décoratifs (ENSAD) à Paris. A la sortie de l'école, Jean-Michel court les rédactions des magazines et tente de décrocher des reportages.Il parvient à avoir quelques publications : un sujet sur les interventions des clowns dans les hôpitaux paru dans Le Figaro Madame, et un autre sujet sur les transsexuels à Téhéran paru dans le magazine Tétu. Nul doute qu'avec sa sensibilité et sa maîtrise technique, jean-Michel portera un regard intéressant sur la ville de Lille. Rendez-vous en mai pour l'exposition des photos qu'il aura réalisées entre octobre et mars et qui seront accrochées lors de la prochaine édition des Transphotographiques.


LES AUTRES FINALISTES :

LORENZO BRIONDETTA (Montreuil) :

Parmi la centaine de dossiers reçus, la moitié était en n&b. Et parmi ceux-là, celui de Lorrenzo reste sans doute l'un des plus personnels. En quelques images, il a développé une écriture qui lui est propre. Voilà des années qu'il accumule des photos sur le thème de la nature dans la ville, ça tombait bien ! Des images prises un peu partout qu'il tire lui-même dans son petit labo. Un talent à suivre…


STEPHANE CROIZEAN (Le Mans) :

"Dans l'univers de la ville, la matière minérale inerte se confronte à la présence surprenante des êtres végétaux…" Le regard de Stéphane est impressionnant de maîtrise. Les images réalisées au moyen-format ont ensuite été scannées, désaturées sur Photoshop et tirées sur minilab Frontier . L'ensemble se tient très bien et montre une vision personnelle et aboutie de la nature dans la ville.



FABRICE MAIGNIEZ (Toulouse) :

Des reflets, des détails d'une nature qui existe malgré tout dans un milieu inhospitalier, c'est à cet univers poétique que nous convie Fabrice décrivant tantôt une mare dans un jardin public, de la mousse sur la pierre, un lierre qui se fraye un chemin sur les murs de béton…Beaucoup de vert et de gris dans son dossier constitué d'une dizaine d'images et un recadrage en carré de ses photos 24x36, réalisé sur l'ordinateur pour donner de la cohérence au dossier. En avait-il besoin ? Pas vraiment, on sent bien l'âme du photographe derrière chaque photo. Cela dit le format carré n'enlève rien à la beauté de l'ensemble.



ANTONIO ROCHE MOLINA (Portugal) :

"La ville a besoin de l'espace que la végétation occupe et l'on réduit celle-ci a une fonction presque entièrement décorative. Mais le temps des végétaux a un tout autre rythme, ils semblent tranquilles, se moquant de l'envahissement urbain."
En effet, qui n'a pas remarqué que la nature reprend toujours le dessus ? Surgissant du moindre petit espace…Au ras du sol ou en contre-plongée, Antonio étaye son propos avec une dizaine de photos qui sont autant de preuves accablantes. Un bel ensemble en noir et blanc très bien présenté. Continuez !