OLIVIER SPILLEBOUT



Né à Tourcoing il y a trente-sept ans, Olivier Spillebout est d'abord un passionné d'image, "entré" très jeune en photographie par la porte des sociétés de Photographie. Amateur chevronné, il anime longtemps une association lilloise dédiée à la photo. En 1999, conscient qu'un grand évènement photographique est possible au nord de Paris, Olivier s'appuie sur son expérience de l'évènementiel pour concevoir et proposer aux collectivités et aux sponsors le projet des Transphotographiques. Ambitieux. Aventureux, même : un festival généraliste de niveau international, rayonnant sur tout le Nord - Pas de Calais et débordant sur la Belgique, avec Lille comme point focal. Une célébration chaleureuse - esprit du Nord oblige - où la photo dans tous ses états s'exposerait partout, des murs des bistrots aux cimaises des musées en passant par les mairies de village. Et un principe de gratuité, pour que tous puissent " se gaver d'images ". Ce qu'Olivier a en tête, c'est d'organiser la rencontre entre le public le plus large et "des gens fabuleux", tel Willy Ronis qui accepte de parrainer la première édition en 2001. Le concept, inédit en France à l'échelle d'une région, séduit et convainc Epson France, la Ville de Lille, la Région et d'autres collectivitées. Grâce à leur soutien, et à l'intérêt immédiat du public, les Transphotographiques font date dès la première année. Manager d'une petite entreprise culturelle qu'il ne juge pas encore "sur des rails" après cinq éditions au succès croissant, Olivier se concentre sur la qualité et l'impact artistique du festival. Son œil de photographe le rend très attentif au choix des lieux d'exposition - qu'il aime spacieux et inattendus - et à la scénographie. En amont, il est tout aussi exigeant sur la programmation, qui forge l'identité du festival, et s'est donné ce cahier des charges imposant : développer l'esprit démocratique, ouvert et festif des Transphotographiques, révéler de jeunes talents, célébrer les grands photographes, porter un regard sensible sur l'avant-garde contemporaine et promouvoir la scène photographique régionale. Pour cela, Olivier se fie d'abord à son goût, "on est toujours prêt - observe-t-il - à faire beaucoup pour montrer quelque chose qui nous a conquis." Cette capacité d'enthousiasme l'aide à convaincre les plus grands (Ronis, Depardon, Klein, Lindberg, Roversi) de l'accompagner dans l'aventure d'un festival encore jeune. Selon Jean-Luc Monterosso, directeur de la Maison Européenne de la Photographie : "Olivier est un homme d'action essentiellement, qui va au bout de ses passions. C'est parce qu'il est fonceur que les Transphoto ont un tel retentissement." "Il se démène beaucoup, confirme Anne de Mondenard, commissaire générale invitée en 2005, mais il change aussi. Il est moins chien fou que par le passé." Assagi, peut-être, mais toujours guidé par un désir insatiable de photographie, et par une foi totale en son festival. La grande force d'Olivier est de savoir communiquer cette foi à tout ceux qui, chaque année, au printemps, font des Transphotographiques un rendez-vous culturel excitant et beau.

texte d'Antoine Pecquet (La Gazette)





REPONSES PHOTO
Juin 2005
 
     
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Juin 2005
     
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  LA VOIX DU NORD
13 mai 2004
     
LA VOIX DU NORD
12 juillet 2003
 
     
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