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Transphotographiques / Lille / Hauts-de-France
 

Voix du Nord : Limites et réussites des Transphotographiques

Limites et réussites des Transphotographiques

 

 » Nous exposons 2 825 photographies de 300 auteurs  » s’enthousiasme Olivier Spillebout, président des Transphotographiques. Une annonce qui résume parfaitement la première édition de ce nouveau festival qui veut s’imposer dura­blement. En effet, on est d’abord frappé par cette profusion d’images puis, assez vite, on éprouve un senti­ment de saturation et de frustration_ Saturation face à la quantité de clichés et à la densité de l’accrochage. Frustration suscitée par la qualité très inégale des ex­positions, mêlant quelques grandes signatures à des pratiquants amateurs.

 » On a voulu que chacun puisse trouver ce qu’il aime, du reportage au portrait et au paysage.., de l’argentique au numérique. Un peu comme on feuillette un magazine de photo : on s’ar­rête sur les images qui nous attirent et on saute celles qui laissent indifférent. La sélection s’est également opérée en fonction des opportunités, de le disponibi­lité et de l’engagement des photographes. Tout en sachant que pour cette pre­mière édition, nos moyens techniques et financiers sont limités. » argumente Olivier Spillebout

Sous prétexte de montrer la diversité des pratiques, on choisit donc de tout mé­langer sans perspective criti­que : voilà les principales limites des premières Transphotographiques. Mais, il convient aussi d’en souli­gner les réussites et d’ex­traire quelques perles dans ce magma de clichés. Paral­lèlement au regard social de Willy Ronis sur la France en­tre les années 30 et 50, on mentionnera deux phogogra­phes de la région : Max Lerouge pour sa recherche très personnelle sur la mélancolie et Philippe Dupuich pour ses reportages sur l’ile de La Réunion et le Niger. Enfin, on retiendra l’intérêt des débats et autres confé­rences organisés au début du festival et surtout la rétrospective des documentaire de Raymond Depardon. Rendez-vous donc l’an pro­chain pour les deuxièmes Transpotographiques, en espérant que la qualité pri­mera la quantité.

François LECOCQ

 

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