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Transphotographiques / Lille / Hauts-de-France
 

Bogdan Konopka : Mutatis Mutandis

Bogdan Konopka : Mutatis Mutandis

 

 » Je vécus une enfance marquée par les ruines … « *
Bogdan Konopka est né, il y a maintenant un peu plus de 50 ans, en Pologne, où il a exercé les métiers de photochimiste, photojournaliste, photo galeriste, photographe. Ses premiers travaux ont porté sur Wroclaw, une ville délaissée par la reconstruction et détruite à 70%. Arrivé en France en 1989, il s’est installé définitivement pour vivre et travailler à Paris en 1994. C’est à cette date que nous nous sommes rencontrés. Depuis, ses images un peu à contre courant des modes ou des tendances, des petits formats 10×12,5cm ou 20x25cm , qui plus est noir et blanc, se sont rapidement imposées et figurent dans les collections les plus importantes.  » Pénétrer dans la chair de la ville… « *
Issu de la fusion de l’établissement public du Grand Louvre et de la mission interministérielle des grands travaux, l’EMOC**, placé sous la tutelle du ministère de la Culture, a pour mission d’assurer la maîtrise d’ouvrages de construction ou de réhabilitation d’immeubles appartenant à l’Etat et présentant un caractère culturel ou éducatif. C’est ainsi que l’EMOC gère une vingtaine de chantiers parmi lesquels ceux du Grand Palais, du théâtre de l’Odéon, du Musée de l’Orangerie ou de l’amphithéâtre Verniquet du Muséum d’histoire naturelle. Afin de donner une vision de l’ensemble de ces projets, Bogdan Konopka a été invité par l’EMOC à proposer sa vision de l’intérieur de chaque bâtiment.

 » La photographie n’est pas une idée ou un concept : c’est un métier qui exige de réaliser cette idée parfaitement… « *
Pour ce travail , qui s’inscrit dans la continuité de sa recherche sur le devenir des villes et plus particulièrement de Paris, Bogdan Konopka a principalement utilisé une chambre 20 x 25 cm, un matériel lourd et encombrant qui conditionne déjà l’attitude de l’artiste. Ses tirages, noir et blanc, ont été effectués, comme toujours, par contact. Il n’y ni flou, ni grain dans ses images et tout leur rendu se fait à travers cette gamme de gris si caractéristique et dont il fait parfaitement maîtriser la fabrication. Voir Paris, et Paris en gris, n’est pas une évidence, c’est un travail d’interprétation, qui montre une fois de plus que la photographie n’est pas une évidence et que le rapport qu’elle entretient avec la réalité nécessite un profond investissement de l’artiste.

 » Je ramasse les images comme on ramasse des champignons  »
Cette nouvelle page de l’histoire de Paris que Bogdan Konopka nous offre s’inscrit dans une perspective patrimoniale. Si le photographe aime à prendre en charge des moments fragiles, saisir ce qui pèle dans ce qu’il nomme lui-même la  » peau des villes « , il nous présente ici des images qui tout à la fois prennent en charge le temps qui passe mais témoignent également de mutations profondes et importantes. Elles viennent précieusement accompagner la mémoire et dire l’éternel destin des villes à se renouveler et à inscrire au quotidien leur histoire.

Françoise Paviot

 

 

En savoir plus

 

Exposition du 15 mai au 15 juin 2004

 


© Bogdan Konopka / EMOC Paris 2001

 

 


Lieu : Loisinord
20 Rue de Boulogne – Nœux-les-Mines

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