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Transphotographiques / Lille / Hauts-de-France
 

Voix du Nord : Photographies sur les transformations des villes

Voix du Nord : Photographies sur les transformations des villes

Le travail d’un artiste polonais permettra à des écoliers de découvrir leur commune.

La Communauté de com­munes de Noeux et envi­rons reçoit à l’Académie des sports, à Loisinord, une exposition photographique réalisée par un artiste d’ori­gine polonaise. Cet évène­ment culturel s’inscrit dans le programme de Lille 2004 mais il prend également une dimension locale. En ef­fet, des enfants de l’école Suzanne Blin développe­ront le sujet à leur niveau. Car Bogdan Konopka s’est intéressé au devenir des vil­les. Les photographies qu’il présente lui ont été com­mandées par le ministère de la Culture qui voulait conserver une trace de bâti­ments nationaux parisiens qui allaient subir des trans­formations. Étrange analo­gie avec nos sites miniers qui sont requalifiés et qu’on arriverait parfois à oublier. Bogdan Konopka a figé ces images sans tenir compte des mouvances de la mode. Lui utilise encore la cham­bre photographique, Les photographies sont présen­tées dans cette exposition sont donc au format réel de la prise de vue. Le tout est en noir et blanc, avec une surprenante définition des gris. L’image est petite. « Elle force a avancer, à se mettre devant et à regarder », », explique Françoise Pa­viot, directrice d’une galerie parisienne qui accueille des œuvres du photographe, en présence de Jacques Ville­dary, président de la CCNE, Arnold Cramer, vice-prési­dent chargé de la culture, Jean-Luc Monterosso, direc­teur de la Maison euro­péenne de la photographie à Paris et directeur artisti­que de ces Transphotographiques. Et elle demande donc au spectateur de pren­dre le temps de découvrir ces images, autant peut-être que le photographe à la prise de vue. En effet, Bog­dan Konopka repère, ana­lyse, calcule. « Quand il prend la photo, il sait exacte­ment ce que sera le résul­tat ». En fait l’artiste enregis­tre un tas de petits riens. Il remarque tout ce qui dispa­raît un peu tous les jours dans des rues que nous ne voyons plus à force d’y pas­ser. « C’est un patrimoine non classé de petits riens », estime d’ailleurs François Paviot pour qualififier ce tra­vail. Et que la demeure soit prestigieuse ou modeste, le photographe procède de la même façon. En tout cas ces images du temps qui passe n’apparaisse certaine­ment pas comme de la nos­talgie : « C’est l’ordinaire du quotidien.» L’exposition ins­tallée à Loisinord vient d’être présentée au Centre Pompidou à Paris. En paral­lèle, des élèves de l’école Suzane-Blin travaillent sur des photographies ancien­nes de Nceux. Ils prendront eux aussi des clichés de la transformation des lieux où ils étaient implantés et pro­poseront ainsi une exposi­tion au mois de juin, tou­jours à Loisinord. Ces clas­ses de CM1 et de CM2 effec­tuent leurs recherche le mardi soir, après la classe, avec l’aide de Fabienne Vi­seur, animatrice photo, et de Christophe Caron, res­ponsable arts plastiques de la MJC car ces photos servi­ront de base pour décorer la palissade de l’école.

D.B.

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