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Transphotographiques / Lille / Hauts-de-France
 

À nous Lille : Anne de Mondenard dans l’objectif

À nous Lille : Anne de Mondenard dans l’objectif

La cinquième édition des Transphotographiques aura lieu du 25 mai au 25 juin. Ce festival eurorégional, fondé et dirigé par Olivier Spillebout, est devenu le rendez-vous incontournable des photographes. Anne de Mondenard, directrice artistique du programme officiel 2005, nous dévoile les secrets d’une programmation riche.

AN Lille : Vous avez été choisie pour être le commissaire général des Transphotographiques 2005. En quoi consiste votre rôle ?
Anne de Mondenard : J’ai été sollicitée il y a environ un an pour élaborer la thématique du programme officiel, choisir les photographes et travailler avec eux sur les ex­positions qui seront présentées pendant un mois dons la région.

Celle année, la programmation est axée sur l’exploration des ter­ritoires. Pourquoi avoir choisi ce thème ?
L’exploration des territoires. ce sorti des paysages. des dé­serts. des sites habités ou animés par des signes urbains. in­visibles à nos yeux pressés. des terres abandonnées à leur complexité historique ou politique. des images qui dessinent les contours d’un espace plus intime. Si en photo, la repré­sentation du corps avait été largement abordée dons Io production contemporaine. la représentation du territoire ré-toit moins. En travaillant sur le choix de la thématique. j’ai appris que Raymond Depardon réalisait un état des lieux pour la région Nord-Pas de Cotais. depuis le début de l’année. Son travail est remarquable. Il le présentera lors d’une exposition dans la salle des malades de l’Hospice Comtesse. Cette ex­position intitulée «La Fronce : une étape dons la région Nord­-Pas-de-Calais», sera sans doute un des événements majeurs de Io programmation.

Justement, quels seront à vos yeux les temps forts de cette programmation officielle ?
Il y aura treize expositions monographiques, donc treize photo­graphes exposés. Elles seront toutes très enrichissantes mais s’il fallait retenir trois lieux, je dirais le Palais des Beaux-Arts de Lille. avec l’exposition de Thibaut Cuisset «Le dehors absolu», l’Hospice Comtesse avec l’exposition de Raymond Depardon, et enfin, le Tri Postal qui vivra des travaux de quatre jeunes photographes: Yto Barrada «Le détroit». Guillaume Herbaut «Oswiecim, Olivier Mirguet «Corée du Nord. un autre voyage», enfin celle de Philippe Dapvril «Pays portuaire: architecture de l’eau et de l’horizon ».

Les Transphotographiques sortiront-elles de Lille ?
Oui. bien sûr le festival se déploie sur l’ensemble d’une région et non pas d’une ville comme cela avait été le cas pour Lille 2004. Il y aura donc des expositions à l’Aquarium de Valenciennes. à l’Abboye de Groeninge à Courtrai (B) ou encore à l’Espace public de Lens.

Vous êtes historienne de la photographie, êtes-vous photographe ?
Non. je ne suis pas photographe. Mon métier est de m’intéresser aux photographies faites par les autres ! Je suis responsable du Fonds photographique de la Médiathèque de l’Architecture et du Patrimoine, qui dépend du Ministère de la Culture et qui rassemble plusieurs centaines de milliers de photographies. Ce fonds s’est constitué à partir de la première commande publique passée par l’État à des photographes en 1851. Cette commande a ensuite servi de référence à la commande de la DATAR dons les années 80, puis à d’autres encore. L’idée était de photographier le territoire en pro­posant un projet artistique. qui s’éloigne des dépliants touristiques.

Vous êtes parisienne. avez-vous été surprise par le dynamisme culturel de Lille ?
Les démarches que j’ai réalisées en préparant ce festival m’ont renvoyé une image positive et dynamique de la ville. J’ai senti qu’il y avait une prise de conscience collective de Lille comme nouveau pôle culturel.

Vous serez présente à l’inauguration officielle des Transphoto­graphiques le 25 mai au Palais des Beaux-Arts de Lille. Retour­nerez-vous à Paris juste après ou resterez-vous à Lille pour sui­vre le festival pendant un mois ?
Je vais essayer d’être le plus souvent possible à Lille. J’irai tout voir, au moins les deux premiers week-ends. Et je ne raterai pas l’accrochage des expositions, car il faut être là !

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