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Transphotographiques / Lille / Hauts-de-France
 

Lille Magazine : Au parfait de l’objectif !

Lille Magazine : Au parfait de l’objectif !

Le 5e festival Transphotographiques, inauguré par Martine Aubry le 25 mai. propose treize expositions. à Lille, Lens. Valenciennes et Courtrai (Belgique) qui  (sont placées sous le signe de la représentation du paysage et du territoire. Jusqu’au 25 juin.

Deux grandes commandes photographiques en France – la Mission hé­liographique (1851) et la Datar (1984) -sont les références historiques de cette programmation officielle. Elles ont af­firmé qu’une préoccupation documen­taire peut donner naissance à une œuvre exigeante. Elles ont également donné une légitimité artistique aux notions de paysage et de territoire. trop souvent mitées à l’illustration pittoresque ou à la carte postale décorative. Elles portaient enfin une dimension culturelle, politique et économique. Les Transphotogra­phiques se situent dans cette réflexion. entendent la prolonger avec d’autres ar­tistes, tout en élargissant la thématique à la notion d’espace intime du photo­graphe son studio de création, son uni­vers familial. D’autres sujets abordés dans ce festival, comme les cités et les ports du Nord•Pas•de-Calais, les déserts d’Islande et de Namibie. la ville d’Ausch­witz. le Maroc face au détroit de Gibral­tar. Sabra et Chatila au Liban, un village d’Auvergne. les traces de la Grande Guerre à Verdun, le coeur historique de Paris, la dictature en Corée du Nord, les Maghrébins de France. sont familiers du public. Mais l’approche de l’artiste, sa fa­çon d’aborder et de représenter son su­jet, d’affirmer sa présence aussi. tout cela fait que les treize  expositions se situent à la marge, qu’elles se présentent comme autant de « Hors circuits».

La thématique du territoire

Les artistes de ces 5e Transphotographiques sont Raymond Depardon (Hospice Comtesse. Lille), Sophie Ristelhueber (Aquarium. Valenciennes), Thibaut Cuisset et Paolo Roversi (Palais des Beaux-Arts, Lille), Yto Barrada. Guillaume Her­baut, Olivier Mirguet et Philippe Dapvril (Tri postal, Lille), Jean-Philippe Charbon­nier (Palais Rihour, Lille). Hugues de Wurstemberger (Abbaye de Groeninge, Courtrai), Daniel Quesney (Maison Folie de Moulins, Lille), Manuel Litran (église Saint-Maurice, Lille), Thomas Mailaender (centre ville de Lens). Pour la deuxième année consécutive, la pro­grammation des Transphotographiques se scinde en deux parties : l’officiel et le Off. Le programme officiel est cette an­née sous la direction artistique d’Anne de Mondenard, historienne de la photo­graphie et responsable du Fonds photo­graphique de la Médiathèque de l’Archi­tecture et du Patrimoine. La thématique abordée est le territoire, notion riche de sens et d’interprétations. Raymond Depardon. Paolo Roversi. Yto Barrada ou encore Olivier Mirguet, entre autres, présentent leurs travaux à cette occa­sion.

 

La place du «off »

La place et le rôle du «off» se structurent et se renforcent donc pour cette édition 2005. Loin d’être un parent pauvre de la programmation officielle, il est l’heureux complément, regroupant nombre d’expo­sitions sur tout le territoire euro-régional mais aussi des conférences, des stages pratiques, des ateliers, des projections. Un fort accent est mis sur la jeune créa­tion et la création régionale, ce qui n’em­pêche pas le développement d’une di­mension internationale avec, entre autres, Kimiko Yoshida et Rosalia Filip­petti  à Courtrai, Rosetta Messori à Ca­lais, Joakim Eneroth, Marta Eloy Cichocka et Leszek J. Pekalski à Lille. Andrezj Kramarz et Weronika Lodzinska Duda à Roubaix, ou encore Wang Qing­song à Arras. Les événements du Off se déroulent, comme l’officiel, à Lille, Cour­trai, Lens et dans la Métropole de Valen­ciennes mais aussi à Calais et Arras. En­fin, la Bourse à la Création continue avec, une fois de plus, l’occasion pour un jeune talent d’être publié dans un magazine national et de recevoir une dotation. Le Off est la résultat d’une vraie volonté de la part des Transphotographiques de mettre en valeur, aux yeux d’un large public, le médium et l’art photographiques sous leurs formes les plus diverses et dans des lieux parfois des plus insolites. Il est également 4 rendu possible par la participation active de nombre de partenaires institutionnels, privés et 3 associatifs.

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