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Transphotographiques / Lille / Hauts-de-France

Exposition du 25 mai au 25 juin 2005

 

Paolo Roversi est un des grands photographes de mode d’aujourd’hui. Né à Ravenne, en Italie, l’ancien reporter s’installe à Paris, en 1973. Il a imposé depuis, dans les revues internationales de mode, un style fait d’élégance et de fragilité. En 1980, il découvre le nouveau Polaroid grand format (20 x 25 cm), qui lui permet de mieux explorer un monde entre la réalité et le songe, le présent et le souvenir : harmonie des formes, douceur des contours, sophistication des couleurs et des lumières. Loin du réalisme cru qui s’impose dans les années 1990, Paolo Roversi laisse la place à l’émotion pour mieux donner forme et vie au mystère :  » La photographie, explique t’il, n’est pas la vie saisie en un instant mais le moment précis où le présent est englouti à jamais dans le passé, c’est le temps transpercé qui nous délivre un pâle fantôme.  » Les modèles photographiés par Paolo Roversi se présentent comme des apparitions. L’utilisation d’une palette resserrée avec des rapports de tons toujours plus ténus y contribue largement. Ainsi, dans son livre Nudi (1999), la couleur ivoire de la chair des modèles déshabillés se confond avec celle du fond.
Les photographies rassemblées au musée des Beaux-Arts de Lille mêle portraits, nus, photographies de mode, vues de l’atelier. Prises depuis de nombreuses années, elles forment la matière d’un livre à paraître, intitulé  » Studio « . Toutes dessinent en creux l’espace de création du photographe. A la façon d’un journal intime, elles racontent ce lieu particulier, son histoire, son rythme, ses temps de pose, une façon de travailler :  » Mon studio, c’est un espace à remplir : une pièce vide avec un vieux parquet et une grande fenêtre qui regarde vers le Nord, c’est un petit théâtre d’imagination avec un modeste équipement : quelques chaises, un tapis, deux ou trois lampes, un tabouret. Une vieille couverture est ma plus chère toile de fond. Le studio, c’est encore un temps à inventer. C’est surtout un état d’esprit, une façon de regarder et de sentir. Le studio est partout. Il est un coin de ma tête.  »

Anne de Mondenard

 

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Lieu : Palais des Beaux-Arts
Place de la République – Lille

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