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Transphotographiques / Lille / Hauts-de-France
 

Réponses Photo : Interview du directeur des Transphotographiques de Lille

Réponses Photo : Interview du directeur des Transphotographiques de Lille

 » C’est impressionnant de découvrir tous ces travaux formidables d’artistes… on a envie de tout montrer, on ne le peut pas, et c’est sans doute cela le plus frustrant.. . »

Olivier Spillebout est le directeur des Transpho­tographiques de Lille. Un festival qui en est à sa 5e édition et qui a pris une grande ampleur. En parallèle du programme, il nous explique comment il sélectionne les expositions.

Comment choisissez-vous les photographes que vous exposez ?
Le premier et incontournable critère c’est que le travail séduise, voire enthousiasme. On est tou­jours prêts à faire beaucoup pour montrer quel­que chose qui nous a conquis ! Ensuite, bien sûr. viennent d’autres critères com­me la création régionale, un travail particulier sur un thème d’actualité, et aussi une réelle motivation pour participer ou Festival. Ou enco­re, parfois. une parfaite adéquation entre un Ira-yod et un lieu, et nous savons que c’est souvent l’essentiel, ce qui donne toute la magie et la poésie à ta présentation des œuvres…

Lors d’une exposition, prenez-vous en charge l’ensemble de la production (l’encadrement, les tirages) ?
Sinon, demandez-vous une participation, quelle qu’elle soit au photographe exposé ?
Déjà, première chose. nous ne demandons aucune participation autre que la motivation du jeune photographe pour participer au pro­jet. Ensuite, c’est variable. Rien n’est systéma­tique, mais se fait en fonction de ce qui existe déjà, de ce quia déjà été produit. des besoins. de l’étude du budget… Ce qui est sis. c’est que le budget du festival ne permet pas de financer l’ensemble des productions, et que nous avons fait un choix : celui de laisser l’opportunité à plus de cinquante artistes de participer. en prenant en charge partiellement les frais. plutôt qu’a dix seulement que l’on produirait totalement.
N’oublions pas que les Transphotographiques. c’est un festival qui est présent dans plusieurs villes de l’euro région. Je pense que tout le monde a bien conscience que pour réaliser un tel projet, les moyens et les envies de tous les acteurs doivent être mutualisés (festival. artistes, partenaires. lieux culturels…).

Qui décide des formats ? Avez-vous un cahier des charges bien précis ?
Pas de cahier des charges, tout dépend (heu­reusement !) du lieu qui reçoit l’expo, de com­ment le photographe conçoit son travail, en grand ou en petit, de comment nous ‘sentons’ son travail… Ce qui donne au final des expos très différentes au sein du Festival…

Recevez-vous beaucoup de « portfolios » spontanés ?
Oui de plus en plus. par e-mail par CD. papier, livres… Ces envois spontanés augmentent en corrélation avec la notoriété grandissante du festival, et c’est vrai que c’est un plaisir pour nous de découvrir des travaux inconnus, et parfois d’aider un artiste à exposer pour la première fois… C’est impressionnant de découvrir tous ces travaux formidables d’artistes… on a envie de tout montrer, on ne le peut pas. et c’est sons doute cela le plus frustrant…

Si on désire vous envoyer un travail quelle forme doit-il avoir ? CD, tirage sur imprimante ?
L’important, c’est que ce soit bien présenté, clair, qu’il y ait. au-delà du travail artistique, une fiche technique déjà précise et un texte qui donne un peu l’esprit du travail. Un point essen­tiel : que ce soit sous une forme que nous puis­sions garder (qu’on ne soit pas obligés de ren­voyer les photos… c’est compliqué).
Parfois, pour différentes raisons. le travail proposé ne sera pas exposé de suite, mais peut-être plus tard. un an après voire plus. Si on peut gar­der la trace de ces photos, une trace visuelle dans la mémoire, mais aussi une trace physique comme un dossier, c’est plus fade d’y repenser quand l’occasion  se présente…

Pouvez-vous donner deux-trois conseils à un jeune qui voudrait se lancer ?
Qu’il ait envie de confronter son travail au regard des autres, d’abord au nôtre en présen­tant son dossier pour le festival. puis au public en exposant. Qu’il soit patient (parce qu’on o beaucoup de projets à étudier et que portais certains prennent pour un manque d’intérêt notre retard dans les réponses) mais surtout qu’il mette toute son énergie pour convaincre, et cela passe bien évidemment par le fait de bien soigner la présentation de son travail.

Prenez-vous une commission si une photo se vend ? Si oui, quelle est-elle ?
Nous ne prenons pas de commission. C’est juste à négocier entre l’auteur et le lieu d’accueil quand il s’agit d’une galerie privée.

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