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Transphotographiques / Lille / Hauts-de-France
 

Lille Magazine : « Le festival est un hommage à la reconversion de l’industrie textile régionale. »

« Le festival est un hommage à la reconversion de l’industrie textile régionale. »

Bertrand de Talhouët assure, depuis quatre éditions, la présidence du festival des Transphotographiques. Rencontre.

 

Lille Magazine : Pourquoi vous êtes-vous engagé dans ce festival ?

Bertrand de Talhouët : C’est à la suite de ma rencontre, en 2005, avec Olivier Spillebout, directeur de la Maison de la Photographie, que j’ai accepté la présidence des Transphotographiques. Sensible à l’art photographique, l’esprit « authentique » du festival m’a de suite séduit par sa dimension transfrontalière, qui permet les croisements culturels, et par sa politique culturelle ambitieuse visant à rendre accessible la photogra­phie au plus grand nombre. Ma modeste participation consiste à faire en sorte que le festival continue à grandir année après année en développant, notamment, les partenariats.

Lille Magazine : le thème 2003 doit sus­citer en vous un intérêt particulier ?

Bertrand de Talhouët : Bien entendu ! Ce qui est intéressant dans les « Trans­photos », c’est de pouvoir associer des thèmes transversaux : après le territoire et le cinéma, le festival propose un regard croisé sur la mode et la photographie. En tant que médium éminemment contem­porain, la photo fixe des arrêts sur image de l’univers. par nature éphémère, de la mode, ce qui permet de créer des protec­tions ou de raconter des histoires.

Lille Magazine : Qu’en est-il de la pro­grammation cette année ?

Bertrand de Talhouët : À l’instar de l’édition 2007, on a décidé de renouveler le « multi-commissariat » qui assure un plateau large d’artis­tes et d’approches dans les liens entre « Mode & Photographie » à travers une quarantaine d’expositions. En 2008, les « Transphotos » ont encore la primeur nationale de certaines expositions comme « Rétrospective » de David Seidner accueillie au Palais des Beaux-Arts ou « One Man Shown » de Karl lagerfeld au Tri Postal. Par ailleurs, le festival bénéfi­cie cette année du partenariat extraordi­naire du magazine PHOTO, magazine de référence distribué dans 7o pays. C’est à notre capacité à faire venir les plus grands artistes et à intéresser les plus grands magazines que se perçoit la reconnais­sance des Transphotographiques.

Lille Magazine : Comment ce festival de dimension européenne s’inscrit-il dons notre région ?

Bertrand de Talhouët : À mon sens les « Transphotos » viennent amplifier le renouveau culturel de Lille et de la région. À côté des grands événements qu’ont été Lille 2004 et Lille 3000, il était important de poursuivre la montée en puissance du festival dont les thématiques traversent chaque année, de mai à juin, l’ensemble de notre territoire, colorant ainsi la vie culturelle régionale. En outre, cette année, le choix de thématique permet de revitaliser l’histoire du Nord-Pas-de-Calais, terre de textile. En accueillant des expositions dans des lieux tels que la Condition Publique, ancienne usine de conditionnement de laine ou la Maison de Mode de Lille, le festival offre, de la sorte. un vibrant hommage à la reconversion de l’industrie textile régionale.

Pierre Leduc

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