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Transphotographiques / Lille / Hauts-de-France
 

Magazine PHOTO : La mode au festival des transphotos de Lille

Magazine PHOTO : La mode au festival des transphotos de Lille

Du 15 mai au 29 juin, la 7e édition du festival des transphotographiques de Lille célèbre la mode. PHOTO, partenaire de l’évènement vous révèle le programme et vous guide dans les plus belles expositions.

Le septième festival des Transphotographiques est organisé par la Maison de la Photographie de Lille. Le thème de cette année est « Mode et Photographie ». Il se déroule sur trois territoire (ou communes) d’exposition dans l’agglomération lilloise Lille, Roubaix et Lambersart. Les dates officielles du festival courent du 15 mai au 29 juin 2008, même si certaines expositions font exception.

En plus des expositions photographiques, le festival propose des conférences, des lectures de portfolios, des projections vidéo et des stages.

En 2000. Olivier Spillebout remportait le Concours Amateurs de Photo. La même année, il créait à Lille les Transphotographiques, un festival éclectique et passionné, à l’image de la région Nord Pas de Calais. Huit ans plus tard, la jeune pousse a bien grandi et s’im­pose comme un des grands événements photo de l’année. Quoi de plus normal donc que notre magasine devienne Partenaire et ouvre grand ses pages aux Transphotos et à son créateur, qui nous raconte son amour dévorant pour l’image.

Par David Rune

ENTRETIEN AVEC OLIVIER SPILLEBOUT, DIRECTEUR DU FESTIVAL

La première édition a-t-elle été difficile a monter ?

Il y a huit ans, on pelait de rien, un projet griffoné sur des feuilles de papier. Mais nous avions le plus important, une motivation débordante et l’envie de créer. C’est aussi beaucoup de souvenirs, comme la venue de Willy Ronis, le parrain du premier festival.

Êtes-vous originaire du Nord ?

J’ai grandi à 30 km de Lille dans un petit village. Avec mon nom typique des Flandres, je ne peux guère cacher mes origines…

Martine Aubry est-elle proche du festival ?

Oui. C’est la maire de Lille et les transphotos sont nées en 2001, l’année de son élection. Aujourd’hui, réélue maire et présidente de la Métropole lilloise, très attentive, elle suit bien sûr le festival d’un œil bienveillant. Les transphotos se développent et j’espère que ce deuxième mandat va être l’occasion de renforcer son soutien !

Le budget est-il important ?

En matière culturelle, l’appréciation d’un budget est très relative. Le nôtre est trop faible par rapport à la place qu’a pris la festival dans le paysage national et international. Mais notre ratio coût/visiteurs est l’un des meilleurs parmi dix évènements nationaux comparables. Notre budget idéal serait de un million d’euros. Nous en sommes encore loin ! Des festivals de référence pour nous comme les Rencontres d’Arles dépassent largement les trois millions.

Pourquoi avoir choisi ce nom Transphotographiques ?

Les préfixe « Trans » résume le festival : son caractère transfrontalier et transthématique, l’envie de traverser toutes les facettes de la photographie… Et puis chaque année pendant près de 6 semaines, nous mettons notre territoire en transe !

Après sept ans d’existence, pensez-vous que le festival soit pérennisé ?

L’annulation du festival 2006 faute de moyens prouve que nous sommes encore loin de la pérennité. Il n’est pas simple d’exister face à de « grosses machines culturelles » institutionnalisée… La qualité et le travail sur le long terme ne suffisent pas toujours à obtenir la reconnaissance et la légitimités attendues.

En 2000, vous avez remporté le Concours Amateur de PHOTO…

Cela reste, pour toujours, mon plus beau souvenir de photographe. Je dis souvent que je suis fier d’avoir gagné « le plus grand concours photo du monde » ! 50 000 photos et 60 pays participants. PHOTO a bercé mes premières passions photographiques. Et je sui ravi qu’il offre aujourd’hui dans ses pages un tel accueil aux transphotos.

Qu’est-ce qui vous a guidé vers la photographie ?

La photographie c’est la mémoire, et j’ai toujours aimé garder ce qui me touche. Il n’y a pas une image particulière qui aurait fait naître ma passion. J’ai plutôt le souvenir d’un ensemble d’images que j’ai vues ou que j’ai faites, et celui du sentiment esthétique qu’elles suscitaient en moi. Il me fallait absolument les conserver comme des objets précieux afin de pouvoir les contempler encore et encore. C’est plus une passion d’ado qu’une découverte d’enfance. Mais je me souviens que mon père achetait PHOTO tous les mois. Plus tard, j’ai pratiqué la photo dans une MJC. Je me suis acheté un Olympus et j’ai mitraillé tous les gens qui m’entouraient… Je continue, mais le temps me manque. Il n’y a pas eu de rencontre déclic avec un photographe, mais j’adore – et j’adore encore – le travail d’Helmut Newton.

Que faisiez-vous avant de diriger les Transphotographiques ?

J’étais directeur d’un club sportif ! Maintenant je me consacre à plein-temps à l’organisation du festival. Hors festival nous sommes une petite dizaine de permanents qui gère la Maison de la Photographie, et pendant le festival nous sommes un trentaine.

Entre photo de mode, photo-journalisme, photo d’art… Comment trouver une ligne directrice pour le festival ?

Notre cohérence réside dans le fait que les trans n’ont pas choisi une thématique récurrente. Nous ne sommes pas spécialisés dans le photo-journalisme, le paysage ou le voyage, même si ces thèmes sont souvent mis en valeur. Les Trans ne sont pas non plus un festival de photo de mode, bien que l’édition 2008 en parle plus qu’à l’habitude et que nous avons exposé Peter Lindbergh en 2003, Bettina Rheims en 2004, et Paolo Roversi en 2005.

Les lieux d’exposition sont sublimes. Comment ont-ils été choisis ?

Dans le patrimoine de notre région et de nos ville qui est très riche. J’ai été très inspiré par Arles ou les photos sont exposées dans les écrins du patrimoine historique !

Lagerfeld est bienvenu chez les Ch’tis ?

Karl Lagerfeld est attendu avec impatience chez les Ch’tis en général et aux Trans en particulier. C’est une personnalité emblématique de la mode, mais le grand public connaît moins son travail de photographe. Certaines séries sont des travaux en noir et blanc remarquables, fort éloignées de la mode ou de l’image que l’on en a. C’est un grand honneur pour le Nord Pas de Calais et les Ch’tis de l’accueillir.

L’engouement actuel pour la région Nord a-t-il des répercussions sur la visibilité du festival ?

Les collectivités territoriales, la Région Nord Pas de Calais et son président Daniel Percheron, ainsi que Martine Aubry, y travaillent depuis des années. Les transphotos ont participé à cette visibilité. Il s’agit de faire venir ici de grands artistes, mais il faut aussi exporter la création régionale au delà de nos frontières. Cette image d’une région culturellement à la pointe a directement des répercussions sur le festival;  cela s’est traduit par 95 000 visiteurs en 2007.

Cette année vous accueillez un Joel-Peter Witkin très adouci…

Oui, c’est intéressant de voir Joel-Peter Witkin sous cet angle inédit et de découvrir le travail d’un photographe qui pour le coup n’est vraiment pas un photographe de mode., mais qui s’aventure dans ce domaine pour le New York Times.

Cette édition réserve-t-elle des découvertes ou des surprises ?

Karl Lagerfeld est déjà à lui seul une grande surprise ! Le commissariat de son exposition en France est assurée par Gerhard Steidl. Citons aussi Tereza Vlckova qui vient d’obtenir de prix de la meilleure photographe tchèque 2008. Ou encore la série d’Eugenio Recuenco . La presse s’intéresse aux grands noms , mais elle aime aussi découvrir des travaux inédits et prometteurs !


Vous avez des projets en Pologne. Pouvez-vous nous en parler ?

J’organise pour la deuxième fois le festival Transfotografia dans la région des trois villes en août et septembre.  On y présente pour l’essentiel des artistes français ou de la région. C’est encore un oetit festival, mais il est en bonne voie pour devenir un évènement culturel et une belle vitrine pour la France et le Nord Pas de Calais.

Comment voyez-vous l’avenir des Transphotographiques ?

Je souhaite assurer une stabilité au festival et développer l’aide aux jeunes artistes en renforçant nos partenariats. Notre président, Bertrand de Talhouët, et l’ensemble du nouveau conseil d’administration, nous y aide.  Mais notre grand projet est de convaincre nos partenaires que notre territoire doit avoir un grand Musée de la Photo.

Interview réalisé pour PHOTO par David Ramasseul en avril 2008.

 

 

LES INÉDITS DE SIEFF PROJETÉS ET EXPOSÉS AU TRI POSTAL DES TRANSPHOTOS DE LILLE

Photographe de mode pour Nova, Elle, Vogue, Jardin des modes, Harper’s Bazaar… Sieff est également l’auteur de la fameuse image d’Yves Saint-Laurent nu pour son eau de toilette ! Mort en 2000, il est aujourd’hui célébré par une exposition, une projection et un livre. Christian Caujole en a écrit la préface, dont voici un extrait :  » Il est toujours légitime lorsqu’on vous propose des inédits d’un photographe, de se demander pourquoi ils le sont restés. Et ce d’autant plus que nous avons assisté, ces dernières années, à des relectures bien contestables. Le fait que la sélection ait été effectuée par son épouse, Barbara et par Valérie Servant qui, au sein de la société G.I.P. le représenta au Japon durant 20 ans a été pour moi immédiatement rassurant. Je savais qu’il n’y aurait aucun risque de ces exploitations de fonds de tiroirs qui sont de véritables trahisons. Et lorsque j’ai vu les images, j’ai été d’autant plus convaincu que leur ensemble confirmait ce que j’ai toujours pensé de Jeanloup et dont j’ai souvent parlé avec lui. On retrouvera ici ses photographies, reconnaissables entre toutes par la profondeur de leur noir, le sens du contraste, l’utilisation harmonieuse et sans déformation du grand-angle, et signature permanente, une lumière apprivoisée avec une jeunesse rare qui, de portrait en paysage, de mode en reportage et de derrière en frou-frou, redonne au monde une unité et une harmonie qu’il a perdu dès que nous l’avons regardé « .

 

 

DOG IS IN THE AIR DE SABINE PIGALLE
Une exposition des Transphotos qui a du chien !

Exposée au Tripostal de Lille, l’épicentre du festival des Trans­photographiques, la série do Sabine Pigalle, Dog is in the Hair, méritait bien une telle vitrine. Photo a été séduit par le sujet de la photographe donnant à voir des hommes et des chiens réunis autour d’un objet fascinant et commun à tous les mammifères, le poil. Esthétisme, humour et art sont au rendez-vous de cette série réalisée pour un magazine de mode.

On serait tenté que seule une autodidacte peut avoir ce type d’approche, et ce ne serait pas faux. Née en 1963 à Rouen, Sabine Pigalle a toujours voulu faire des études artistiques, mais « ce n’était pas permis par la famille », confie-t-elle. Elle se lance donc dans des études de lettres et monte à Paris pour y devenir d’abord styliste, au culot. C’est grâce à ce métier qu’elle rencontre Helmut Newton, avec qui elle collaborera pendant 4 ans. Témoin de « quelqu’un qui exerce son métier avec passion », cette expérience lui fera faire le saut artistique qu’elle « n’osait pas effectuer ». La voilà donc photographe. Ce travail est une commande d’un magazine de mode. Sabine Pigalle n’en revendique pas moins « l’appartenance totale à ce projet d’abord personnel ». Associant l’homme au chien, elle a voulu rappeler la part animale que chacun porte en soi. Il s’agissait également de proposer une photo de mode et de beauté nouvelle. Car pour Sabine Pigalle, la mode c’est là d’où elle vient, mais pas où elle va.  « Je me situe à mi-chemin entre la photo rédactionnelle et commerciale et la photo artistique ». Le marché de l’art étant celui dans lequel elle veut établir ses quartiers.  » Je shoote mes modèle au Hasselblad. Je revendique la simplicité technique et j’insiste sur les idées.  Je n’ai pas tant cherché à portraiturer mes modèles qu’à les représenter de façon symbolique.  J’ai toujours voulu mettre en scène les chiens de façon abstraite afin que l’analogie avec la chevelure humaine soit la plus forte possible. L’intervention des coiffeurs-maquilleurs a été la plus faible possible. Ainsi par exemple, la couleur des cheveux de Fanny est la sienne, il ne s’agit pas d’une teinture ». Au poil quoi !

Par Raphaël Lizambard

 

EUGENIO RECUENCO, RÉVÉLÉ PAR LES TRANSPHOTOGRAPHIQUES DE LILLE, CE PHOTOGRAPHE DE MODE ESPAGNOL EXPOSE SON UNIVERS POÉTIQUE.

L’univers baigné de lumières spectrales, teinté de merveilleux, du photographe Eugenio Recuenco de Madrid, est ludique, magique. Et c’est la magie que le photographe, originellement destiné à la peinture, recherche dans ses images, à mi-chemin entre rêveries émergées de son inconscient et commandes publicitaires. Photographe de mode publié dans Vanity Fair, Vogue, El Païs… et réalisateur de films publicitaires pour Nina Ricci, Shanghaï Tang, Loewe… Eugenio Recuenco s’est essayé à toutes les formes d’images commerciales, pour se consacrer aujourd’hui à ses recherches personnelles – un livre de rêve d’enfance – publié à l’occasion de son exposition personnelle à Miami – un projet de film sur le livre de l’auteur japonais Kawabata « Beauté et tristesse », et une exposition aux Transphotographiques de Lille, où il dévoilera un film expérimental. Car c’est cette avancé vers son univers intérieur, traduit en image, qui mobilise Recuenco, passionné par l’expression d’une vision renouvelée à l’infini. L’enfance apparait encore dans les tableaux en clair-obscur, hanté par une lumière diaphane, ou les hyper-colorations dynamiques de photos de publicité. Volubile et enthousiaste, Eugenio Recuenco fait le récit de sa quête vers d’autres mondes, attentif au regard de son enfant, découvrant à ses côtés l’émerveillement.

Par Dominique Godrèche

 

ENTRETIEN AVEC EUGENIO RECUENCO
 » EN CE MOMENT JE TRAVAILLE SUR LES RÊVES DE L’ENFANCE AVEC DES PHOTOS TRÈS COLORÉES, PARFOIS DURES, PAS DU TOUT DESTINÉES AUX ENFANTS… « 

Vos études à l’école des Beaux-Arts de Madrid ont débuté sous la direction de la célèbre photojournaliste Cristina Garcia Rodero. Quelle a été son influence sur votre travail ?

Elle m’a permis d’envisager les possibilités, au delà de la technique. J’étudiais la peinture, et à l’époque il n’y avait pas de spécialisation en audiovisuel. Aussi ai-je tout étudié, me destinant à devenir peintre. J’ai démarré par la peinture, puis réalisé des collages, en y incluant mes photos, et finalement l’élément photographique a pris de plus en plus d’importance. À la fin des 5 années d’études, j’ai réalisé des installations avec mes photos. Je dois préciser que j’avais besoin de vastes espaces pour la réalisation de grands formats en peinture, ce qui posait un problème. Étant jeune je n’avais pas d’atelier adéquat. Il était donc plus facile de travailler la photo. C’est ainsi que j’ai commencé.

Vos influences en peinture ?

L’impressionnisme allemand et la peinture classique, espagnole et italienne, qui m’ont appris la lumière.

Elle tient un rôle important dans vos photos, avec l’art du clair-obscur… ?

Dans la photo de mode ou de publicité, il y a beaucoup de petites source de lumière. Or dans une bonne peinture, il n’y en a qu’une. Dans mes photos j’utilise une seule source de lumière, une lumière très simple, sans réflecteur, ce qui lui donnerait un aspect artificiel.

Quel matériel photo utilisez-vous ?

Je travaille en numérique avec un Hasselblad H2D pour les photos proches de la peinture. J’aile dernier Canon EOS 1 D mark III, qui prend 10 photos à la seconde, ce qui me permet de faire des photos très fraîches. Je ne travaille presque jamais au flash. J’utilise souvent un tungstène avec une boîte lumière et des ampoules normales. Je retravaille la couleur et les détails pour parvenir à la couleur que j’ai en tête, mais jamais la lumière.

Préparez-vous des photos à partir de dessins ?

Je projette une histoire : je prépare une compilation d’images, puis je découpe des documents et je réalise des dessins. Par exemple, sur la Chine, je prendrai tout ce qui s’y rapporte, de façon illogique. Je coupe, je colle, je dessine, mais au moment de prendre la photo j’ai tout oublié. Il s’agit juste d’une préparation pour construire une atmosphère. Je retravaille tout à nouveau, pour donner place à la liberté.

Vos photos représentent de nombreux symboles hispaniques et judéo-chrétiens, croix, roses, christs…

C’est vrai ; mais ça n’est pas prémédité. Cela fait partie de ma culture : Je suis espagnol, j’ai grandi avec ses symboles, je les ai vu un millier de fois dans les peinture…

Vos images sont pleines de poésie et certaines évoquent les contes de fées…

En effet, certaines série ont pour références des contes de fées. Elles ont reçu l’influence d’illustrateurs de contes pour enfants. En ce moment je lis  des contes de fées russes, et je travaille sur les rêves de l’enfance avec des photos très colorées, parfois dures, donc pas destinées aux enfants. J’y aborde les rêves et les peurs de l’enfance, la découverte de la sexualité, des adultes… et tout ça avec beaucoup de couleurs ! (rires). Ce travail fera l’objet d’une exposition à Miami, en novembre, lors du salon Art Basel, dans les 400m² de la galerie Berthin-Toublanc. J’en ferai également mon premier livre. Tout mon temps libre est au service de mon travail personnel. En fait, j’utilise la mode pour réussir à faire mes photos, souvent c’est de la frustration suscitée par un travail commercial que naissent mes réalisations personnelles. La répression sert la création, car la contrainte se transforme en catalyseur. Quand c’est trop facile, on ne crée plus.

Avez-vous été censuré ?

Je travaille en France, en Angleterre, en Chine et en Italie. C’est en Italie que je rencontre des limites ; surtout quand il s’agit de symboles religieux.

Quelle est votre relation au cinéma ?

C’est une passion. Peinture, lecture, cinéma me nourrissent tout autant. J’aime Hitchcock, le cinéma latin, américain, asiatique… On m’a souvent fait remarquer que mes photos étaient cinématographiques. Aujourd’hui, j’ai envie de réaliser un long métrage.Sept ans se sont écoulés avant que je ne m’y mette ! J’ai un scénario en cours. « Tristesse et Beauté », fabuleux livre de Kawabata. Cela me prendra 3 ans, je le tournerai au Japon. J’ai déjà réalisé des films pour la pub. En fait, je profite de la mode pour imaginer mes photos personnelles et des films de pub pour tourner mon film. Je ne sais pas ce que je deviendrai : peintre, cinéaste ou photographe ? Ce qui importe c’est la création d’une image.

 

 

Pouvez-vous citer vos films clés ?

 » In the mood for love  » m’a transformé : les films de Bunuel… Mes réalisateurs préférés sont Kubrick, Won Kar-Wai, Cassavetes, Alfonso Cuaron et Kim Ki-duk.

Et la lecture ?

Je lis beaucoup : des romans… et des manuels d’appareils photo ! (rires). Non c’est une blague ! Les russes et les japonais me fascinent.

Qu’allez-vous présenter au festival des Transphotographiques de Lille ?

Une partie de l’exposition de Miami et de Paris (les images d’Eugenio Recuenco sont présentées actuellement à la galerie Berthin-Toublanc à Paris) et peut-être un film de 9mn tourné en 16mm : histoire d’une fille enfermée dans une chambre depuis 47 ans…

L’enfance tient une place importante dans votre œuvre ?

J’ai une fille de 6 ans, dont j’apprends beaucoup. C’est surprenant. Je vois la façon dont elle découvre le monde et je le découvre avec elle. C’est émouvant… car ce qui pour nous est normal, est magique pour une enfant et c’est pour moi une véritable source d’inspiration.

Vous découvrez la dimension du merveilleux ?

En effet, cette dimension du merveilleux que les adultes ont perdu.

Interview réalisée pour Photo par Dominique Godrèche en avril 2008

 

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