Suivez-nous sur les réseaux sociaux
Transphotographiques / Lille / Hauts-de-France
 

Le Soir (Belgique) : 5 bonnes raisons de visiter les Transphotographiques

Le Soir (Belgique) : 5 bonnes raisons de visiter les Transphotographiques

Pour sa 7′ édition, le festival lillois met les liens qui unissent la mode et la photo à l’honneur. Une quarantaine d’expos au fil desquelles des noms aussi prestigieux que celui de Karl Lagerfeld côtoient ceux de jeunes artistes. Il n’est pas trop tard pour foncer jusqu’à Lille : Aurélie Le Gall, coordinatrice des Transphotographiques, nous livre son parcours idéal en 5 étapes.

Backstage Notre compatriote Julien Claessens a séduit l’équipe des Transphotographiques avec une série de clichés pris au long d’une collaboration d’une dizaine d’années avec le créateur Olivier Theyskens: des photos qui transcendent l’animation tendue de la préparation des défilés pour en saisir l’évanescence. Plus que des instantanés saisissant la frivolité du monde de la mode, ces images aux jeux de blancs lumineux et de noirs mats, capturent le moment d’une métamorphose particulière. Elles jettent k trouble: sont-elles prises sur le %if ou s’agit-il d’un univers recréé?

Corps naturel ou construction culturelle? C’est cette interrogation qu’Ewa Lowzyl nous soumet au travers de sa série «Loch Ness•. Est-elle réelle, cette jeune fille  à l’allure presque parfaite? Sa normalité s’arrête lorsqu’on plonge dans son regard ou dans le fouillis de ses cheveux entremélés de serpents. Cette troublante méduse, hybride intemporel venu du passé pour nous parler de demain, nous renvoie aux mythes universels illustrant Li fascination humaine pour la métamorphose.

Hors cadre Joel Peter Witkin sort de ses habitudes avec cette série mode exceptionnellement réalisée pour le «New York Times». Le photographe dont les photos noir et blanc, tournant autour du thème de la mort et de la sexualité, suscitent la controverse, semble s’être délecté de cette occasion de jouer avec les couleurs. Magritte, Picasso, Renoir: il a construit les photos de cette série comme des hommages aux grands maîtres de la peinture dont il est l’héritier. Alors qu’il détruit habituellement les négatifs de ses œuvres pour en faire des objets uniques, Witkin travaille ici au numérique, une fois n’est pas coutume!

Accessoires Dans le travail de la Française Sabine Pigalle, c’est le corps qui est sous les feux de Li rampe. La mode est présente au travers d’accessoires: perle, papillon ou mèche de cheveux sont des prétextes à parler de l’éphémère beauté. Les mises en scènes épurées font appel à des références de l’histoire de l’art. De type africain sur une photo, européen et asiatique sur les deux autres, ces trois gréas dessinent une trilogie faisant l’apologie de l’universalité du beau.

(Ir-)réel? Dans la série «Two», la Tchèque Tereza Vlckovà, elle aussi friande de références à la peinture, nous interroge sur la réalité des images qui nous entourent. Elle nous rappelle que la photo est autre chose qu’un reflet du réel: sur ces photos, une des jumelles est créée de façon numérique. Cette gémellité étrange provoque chez le spectateur une sorte d’envoutement, mélange de charme et de gène: où se termine la réalité et où commence fiction ?

Isabelle Masson

Written by