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Transphotographiques / Lille / Hauts-de-France
 

Voix du Nord : Karl Lagerfeld pour les 7 ans des Transphotographiques

Karl Lagerfeld pour les 7 ans des Transphotographiques

Les Transphotographiques ont 7 ans. L’âge où elles peu-vent raisonnablement commencer à se sentir grandes et importantes. D’ailleurs, le monde entier commence à s’intéresser à elles…

Trois cents photo. trente-quatre expositions. cent trente-sept artistes : on peut dire que depuis leur naissance en 2001.1. Transphotographiques ont pris de la consistance. Et doit-on y voir le signe que le cap des 7 ans est significatif Cette année. l’invité d’honneur n’est autre que le célébrissime créateur Karl Lagerfeld, et le partenaire principal, le magazine Photo. magazine distribué dans 70 pays du monde. Ce der-nier consacrera d’ailleurs trente pages à l’événement lillois dans son édition de mai. En échange. les plus belles couvertures de Photo feront l’objet d’une exposition à l’entrée du Tri postal.

Locomotives

Pas de doute. l’événement pensé et créé par l’entrepreneur Olivier Spillebout s’est définitivement imposé dans les rendez-vous culturels incontournables. non seulement de Lille. mais aussi sur le plan international. D’ailleurs. cette année. le moitié des exposants sont étrangers. Du 15 mai au 29 juin. Les Transphotographiques s’étaleront dans toute le métropole. déclinant l’art photographique sur le thème de la mode. L’année dernière. le thème du cinéma avait attiré 100 000 visiteurs. « L’idée. chaque année, est de trouver un thème que l’on transgresse en quel-que sorte. précise Olivier Spillebout. Montrer ce à quoi on ne s’attend pas sur le thème donné. » Au Tri postal, à l’hospice Comtesse (Lille). à la Condition publique, à la Piscine (Roubaix), au Colysée (Lambersart) et dans bien d’autres lieux, la mode se réinvente sous l’œil des artistes. « Pour qu’un événement soit réussi. attire un peu de monde. il faut des locomotives, précise Olivier Spillebout. On aura bien compris que Karl Lagerfeld en est une : « On connaît tous le créateur. Moins le photographe. Il fait très peu d’expositions et uniquement dans les grandes capitales européennes : la dernière remonte à 2004. c’était à Paris. C’est une véritable performance d’avoir réussi à le convaincre de participer aux Transphotographiques. Ce qu’il nous confie est un travail très particulier, où l’on retrouve beaucoup de son intimité. On y voit comment un créateur de mode exprime sa sensibilité à travers la photographie. » Ses œuvres seront accueillies au Tri postal et Karl Lagerfeld sera sur place le jour du vernissage. le 12 juin. Autre nom : David Seidner. grand photographe de mode américain. décédé. et dont ce sera la toute première rétrospective. Deux cents de ses photos seront exposées jusqu’au 22 juin au palais des Beaux-Arts. Un temps fort des Transphotographiques. Hommage aussi à Jeanloup Sieff, dont on pourra voir des inédits au Tripostal, alors que le Colysée de Lambersart accueille les œuvres de Peter Knapp. ancien directeur artistique du magazine Elle (lire ci-dessous).

Expos gratuites

Derrière ces grands noms, de nombreux jeunes artistes feront, lors des Transphotographiques, leur toute première exposition. L’occasion de montrer un travail original sur un sujet bien précis. comme Olivia Gay et se vision de La Redoute. ou François André et Xavier Alphand dont on découvrira le travail à la Piscine. du 15 mai au 12 juillet. À noter. pour tous les passionnés de photographies qui voudraient profiter des conditions de travail de professionnels : un stage (payant) est organisé à la Maison de la photographie (Lille) et en partenariat avec une agence de mannequins. les 16 et 17 mai. Lectures, rencontres et débats vont également ponctuer le festival photographique. ainsi que plusieurs défilés de mode. Enfin. information de la plus haute importance : cette année encore. toutes les expositions sont gratuites.

Les Transphotographiques, du 15 mai au 29 juin. www.transphotographiques.com jusqu’au 14 mai, au 29 juin

Par VIRGINIE CARTON metro@lavoixdunord.fr PHOTO PATRICK JAMES

■ EN CHIFFRE : 100 000 visiteurs ont profité des Transphotographiques l’année dernière. Record battu cette année ?

 

En avant-première à Lambersart

C’est presque devenu une tra­dition : le Colysée de Lamber­sart ouvre le bal des Transpho­tographiques en avant-pre­mière. Peter Knapp et Tereza Vlckovà y exposent déjà leurs clichés de mode. Peter Knapp est un incontourna­ble du genre et la Tchèque Te­reza Vlckovà une jeune et pro­metteuse nouvelle venue dans le domaine. La double exposition proposée par le Colysée de Lam­bersart. sur les bords de la Deûle. est donc un amuse-bouche idéal avant le grand lancement du 15 mai. Les fidèles lectrices des magazi­nes de mode n’ont pas pu échap­per aux clichés de Peter Knapp. qui fut notamment directeur ar­tistique de Elle, avant de collabo­rer régulièrement à Vogue. Rien d’étonnant alors que ces clichés exposés au premier étage de l’ex-Maison folie lambersartoise lais­sent une grande et belle place à la femme. Une femme sophisti­quée. parfois provocatrice. Prises entre 1960 et 1980. retouchées. grattées, bariolées, les photos se font parfois tableaux.

« Little Garden » (petit jardin), c’est ainsi que Tereza VIckovà a baptisé son exposition montée à l’occasion du dernier Festival de la photo de mode à Prague. C’est la composition. le jeu dans les couleurs mais surtout la préci­sion des clichés qui frappent ici. Avec la nature comme décor. le grain du moindre centimètre carré de peau des modèles. le ve­lours du plus petit pétale. ou en­core le grain de sable ou le brin d’herbe sont perceptibles. Des compositions oniriques et troublantes.

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