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Transphotographiques / Lille / Hauts-de-France
 

Sortir : Transphotographiques 2009, plus d’envies, moins de moyens

Sortir : Transphotographiques 2009, plus d’envies, moins de moyens

Pour cette nouvelle édition des Trans­photographiques, le festival et son équi­pe restent fidèles à leur démarche d’ou­verture et de curiosité. De quoi ouvrir encore plus les yeux sur la photographie contemporaine malgré une cohabita­tion compliquée avec les évènements de Lille3000.

Avant Lille300, les Transphotographiques affirmaient déjà un intérêt marqué et durable pour la jeune création photographique, une orientation que le festival 2009 continue d’explorer cette année avec un regard particulièrement appuyé sur les artistes d’Europe de l’Est. Et pour cela, le rendez-vous ne s’embarrasse pas d’œillères, de la photo de pub au photoreportage en passant par les travaux personnels d’artistes ou de la photo people, les Transphotographiques assument le large éventail de ses propositions. Le temps fort et le rendez-vous phare de l’édition 2009 sera la présence d’un travail de Stanley Greene exposé au Palais Rameau (Chalk Lines) mais
il faudra aussi jeter un œil sur la jeune création tchèque. Les singuliers autoportraits de Dita Pepe et l’ambiance fantas­magorique des images de Bara Prasilova achèveront ainsi d’ouvrir la fenêtre d’une création est-européenne inventive, auda­cieuse et dynamique.

BON BILAN MAIS MAUVAISES PERSPECTIVES

Autre parcours transversal, celui qui con­duira de la Maison de la Photographie au Palais Rameau en passant par l’église Saint-Maurice. Antoine Sude dans « Roms », porte de Valenciennes, Lille, Yves Leres­che dans « Roma Realities » et Dominique Seicher dans « Romanes » y interrogent le peu­ple rom au travers de plusieurs travaux. Au total 26 expositions, toutes gratuites, inciteront une nouvelle fois les visiteurs à exercer leurs regards. Le tout dans un climat compliqué pour les Transphotogra­phiques qui ont du se replier sur le peu d’espaces d’expositions laissés libre par LiIle3000. « Fruit d’une réflexion peu in­telligente avec leurs équipes qui n’ont ja­mais vraiment essayé de faire en sorte de permettre aux deux évènements de co­habiter intelligemment. L’occasion aurait été belle de faire profiter les deux rendez-vous de leur exposition mutuelle, cela ne sera pas le cas regrette amèrement Oli­vier Spillebout, directeur du festival. Les subventions du festival sont loin d’être ga­ranties pour les années à venir, une vraie menace pour un rendez-vous qui, depuis sa première édition en 2001, a montré toute sa pertinence et sa qualité.

G. B.

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