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Transphotographiques / Lille / Hauts-de-France
 

Voix du Nord : Le photographe Grégoire Eloy invité par les Transphotographiques

Voix du Nord : Le photographe Grégoire Eloy invité par les Transphotographiques

Jusqu’au 12 juillet, le palais Rihour accueille une exposi­tion de Grégoire Eloy, origi­naire de Lille, intitulée « Wi­zowa », dans le cadre des Transphotographiques. Un travail poétique en noir et blanc évoquant la nostalgie des territoires oubliés de l’ex-bloc de l’Est.

Le grain est épais. Les paysages désertiques et la poésie de l’ins­tant se mêlent aux quelques visa­ges anonymes sortis de nulle part. L’émotion photographique. Grégoire Eloy la recherche ailleurs. Dans cet ailleurs que l’on croyait perdu. Des rives de la mer Baltique à la mer Caspienne. Il nous fait partager la grâce et la désolation des paysages sans fin qui raisonnent à nos oreilles comme un douloureux souvenir. Originaire de Lille. bien que n’y ayant jamais vécu. Grégoire Eloy découvre la photo par hasard. Une carrière dans la finance s’an­nonçait plutôt bien, mais la dé­couverte de New York et d’une exposition de photos ont raison de sa vocation.

En 2003, il quitte le monde de la finance, s’achète une voiture et fait un voyage en solitaire vers l’Est dont sont issues une grande partie des images exposées au pa­lais Rihour. Cette attirance pour les pays de l’Est. Grégoire ne se l’explique toujours pas. « J’avais besoin de partir seul et de me re­trouver. Peut-être parce que c’était pour moi une période de rupture importante dans ma vie. » Fasciné par l’âne slave, il rencon­tre « de très belles personnes » au cours de ses voyages. « Ce sont des pays où la nostalgie, là mélan­colie s’impose à la fois dans les paysages, dans les lumières et dans les ciels. »

Sur les traces de l’histoire

La bourse du talent de Réponses Photo lui donne envie de s’aventurer plus encore dans la photo. D’autres voyages l’ont mené en Roumanie en 2004, en Ukraine en 2005, et plus récem­ment en Ouzbékistan. « Au-delà des frontières européennes. l’idée était de m’intéresser à l’héritage soviétique et d’aller sur les traces de l’histoire. » Avant de participer aux Trans­photograpiques, le travail de Gré­goire Eloy a été plusieurs fois re­présenté dans des festivals et des galeries en Pologne et en France.

Isabelle Raché

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