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Transphotographiques / Lille / Hauts-de-France
 

Nord Éclair : « Wizowa » ou la nostalgie des paysages oubliés

Nord Éclair : « Wizowa » ou la nostalgie des paysages oubliés

Des photographies noir et blanc In­tenses. Au Palais Rihour, Grégoire Eloy présente jusqu’au 12 Juillet des clichés qui retracent avec poé­sie les territoires de l’ancien bloc soviétique. Une exposition qui laisse songeur.

Des paysages désolés. Des images sans âge. Les pho­tographies de Grégoire Eloy, ar­tiste parisien, laissent derrière elles un sentiment de nostalgie. Emprunts d’émotion et de poé­sie, ses clichés sont très lumi­neux, contrastés et d’un grain épais. À voir au Palais Rihour, « Wizowa « s’inscrit des Trans­photographiques.

Le travail de l’artiste a débuté en 2003 et n’est pas encore achevé. De nombreux clichés datent de son premier voyage dans les zones de l’ex-bloc sovié­tique. « À la base, je voulais tra­vailler sur les contours de l’Eu­rope. C’était avant l’élargisse­ment de l’Union Européenne ». confie-t-il. Finalement, son travail a pris une dimension poéti­que. L’aspect artistique prime et laisse de côté l’information. « Je suis attiré par les lumières, par l’appel de la steppe russe… » Les paysages n’en finissent pas. Les contrastes sont permanents et les paysages horizontaux font découvrir un ciel bas. Une foule de personne dans laquelle le regard d’une jeune fille inter­pelle. Des rives de la mer Balti­que à la mer Caspienne, la nos­talgie de ces territoires oubliés laisse aussi apparaître un cer­tain isolement. De l’Ouzbékis­tan à la Géorgie en passant par le Kazakhstan, le photographe explique être « à la recherche des traces de l’histoire et de la mémoire ». Une exposition qtii laisse songeur. L’artiste revient sur l’orientation de son travail photographique et avoue : « Ça devient un travail sur les satelli­tes russes… et ça se terminera en Chine. »

Delphine Kwiczor, correspondante locale

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