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Transphotographiques / Lille / Hauts-de-France
 

Voix du Nord : Les Transphotos 2009 : « une édition réduite », mais « une belle performance »

Voix du Nord : Les Transphotos 2009 : « une édition réduite », mais « une belle performance »

Alors que les expositions du festival des Transphotogra­phiques ont fermé leurs por­tes dimanche, Olivier Spille­bout, son maître d’œuvre, commente par courriel cette neuvième édition.

Que retenez-vous de cette édition 2009 ?

« Nous ne pouvons pas en être sa­tisfaits. Si cette édition a été ap­préciée par de nombreux visi­teurs. elle reste réduite par rap­port aux années précédentes en terme de lieux et de budgets l’an­née même où, a priori, l’ensem­ble des projets culturels de Lille devait être tiré vers le haut (avec Lille3000, certains lieux comme l’hospice Comtesse ou le palais des Beaux-Arts n’ont pas accueilli les Transphotographiques). Les visi­teurs ont salué la qualité et l’ori­ginalité de la programmation. Sur le plan artistique, nous avons été à la hauteur ! Mais de nombreux éléments structurants d’un festival ont dû être abandon­nés : la programmation d’ateliers scolaires, les échanges transfron­taliers, les expositions d’intérêt national qui ne peuvent exister que dans des lieux comme le pa­lais des Beaux-Arts. Or, la mani­festation du maire, Lille3000, n’a de sens que si elle permet de conforter le paysage culturel qui s’est construit depuis huit ans. Malheureusement, nous savons déjà que les structures n’auront pas droit à un véritable bilan, sans la complaisance habituelle, et à une analyse de fond avec les vrais chiffres pour apprécier les ef­fets secondaires positifs et néga­tifs de Lille3000 sur les projets déjà existants du territoire. »

Quels ont été les temps forts des Transphotos 2009 ?

« Les visiteurs ont apprécié, comme l’année dernière, les expo­sitions de la jeune création euro­péenne, celles des photographes issus des pays de l’Est présentées au palais Rameau. à la Maison de la photographie. Je pense à Bara Prasilova, Oiko Petersen, Andrzejz Dragan ou encore Dita Pepe. L’exposition de Stanley Greene a été très appréciée par les visiteurs passionnés d’images fortes et de photoreportage. On peut aussi remarquer la fréquen­tation des lieux moins évidents et connus qu’avant. Réussir, par le contenu d’une programmation, à faire venir autant de visiteurs, de familles et de jeunes, rue Frémy à Lille-Fives, c’est une belle performance ! »

Que pouvez-vous nous dire de la prochaine édition ?

« Elle se tiendra aux dates habi­tuelles. en mai et juin 2010. J’an­noncerai la thématique à la ren­trée. Quant à son volume et ses lieux, personne ne les connaît aujourd’hui. Les dernières déci­sions du conseil municipal nous ont malheureusement illustré comment se construit et se pré­pare le nouveau paysage culturel de Lille, sans concertation et sans y associer ses acteurs. Le groupe des Verts a eu un geste politique fort eri s’abstenant au dernier conseil municipal. Ils ont ouvert un vrai débat sur la culture à Lille. J’espère qu’ils veilleront à ce que ces dérives ne s’accen­tuent pas un peu plus. »

RECUEILLI PAR M. CA.

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