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Transphotographiques / Lille / Hauts-de-France
 

France Bleu Nord : Les Transphotograhiques: appel à projet pour les 20 ans!

Les Transphotograhiques: appel à projet pour les 20 ans!

« Il y aura des pépites dans les Transphoto 2021! J’ai par exemple reçu un reportage photo réalisé dans les années 70 qui n’a jamais été montré, ça c’est une très très belle surprise ! »

Ce sera la fête de la photo avec les Transphotographiques en juin 2021 !

Le festival fête ses 20 ans sur le mode d’une programmation plurielle autour du thème des Hauts de France. Le directeur et fondateur Olivier Spillebout nous présente cette édition toute particulière pour laquelle il lance un appel à projet.

C’est la grande fête de la photo sur notre territoire, avec des invités prestigieux, les grands  photographes, le meilleur de la photographie mondiale à Lille  mais en réservant aussi une large place à la photographie régionale. Avec le numérique la photo s’est démocratisée et beaucoup de photographes ne pensaient pas pouvoir participer à ce type d’évènement et l’idée c’est de la mettre à l’honneur dans cette année anniversaire 

Vous êtes artiste, photographe, vous détenez un travail artistique, des livres photo, une collection ou vous gérez un lieu culturel, un local original ou encore, vous souhaitez soutenir la création : vous pouvez participer.

La thématique est très large: Les Hauts de France! Il faut un lien avec la région. Cela peut être juste des photographes issus des Hauts de France qui montrent leur travail, des gens qui ont une histoire avec notre région même s’ils n’habitent plus ici. Quelqu’un m’a envoyé un reportage qui avait  été réalisé dans les années 70 ! Quand je vous parlais de pépites..

France Bleu nord – Juliette Delannoy  – 3/03/2021


Juliette Delannoy : C’est un grand festival que nous allons retrouver au mois de juin. Les Transphotographiques, les Transphotos qui ont 20 ans cette année. Et pour fêter ça et bien les Trans lancent un appel à projet autour d’un thème, devinez… Les Hauts-de-France, édition tout à fait particulière parce que ce qu’on vit en ce moment, c’est quand même tellement spécial. Les Transphotographiques. Alors, qu’est ce qui est à l’intérieur de cet appel à projets ? Pourquoi ce thème et pourquoi ce nom de Transphotographiques ? Nous sommes avec le directeur fondateur : Olivier Spillbout.

Je suis ravi de vous accueillir. Les Transphotographiques, bien évidemment, qu’on connaît. Pourquoi ce nom des Transphotographiques ? Tout d’abord, on revient à l’origine. C’était en 2001.

Olivier Spillebout : Oui, l’origine est en 2001. Effectivement, je cherchais un nom original, un peu emblématique pour ce nouveau festival qui n’existait pas encore. Il y avait l’idée du territoire transfrontalier parce que depuis l’origine du projet, on souhaitait n’être pas que sur Lille, mais aussi un peu sur la Belgique.

JD : C’est vrai qu’à l’époque, on parle beaucoup de l’Eurorégion.

OS : Exactement. Donc on traversait la frontière et on a eu de très, très belles expos à Courtrai, à Tournai, à Mouscron. Et puis aussi, l’idée d’un festival avec une thématique très générale qui traversait tous les pans de la photographie contemporaine, donc « Trans » comme traversée. Peut-être un petit peu aussi l’inspiration des Transmusicales de Rennes.

JD : Vous allez parler de cette histoire de ces 20 ans, si vous le voulez bien ? Olivier Spillebout. On est vraiment ravis de vous accueillir !

Des grands noms de la photographie, des immenses noms de la photographie que vous avez pu accueillir et que nous avons rencontrés aussi. Et nous avons pu nous régaler en voyant leurs images et leurs photographies. Je pensais à Lagerfeld, pour les plus connus, à Bettina Rheims. Pour ce qui est de la photo, ce sont des noms illustres. On parle de tout ça. Et puis surtout, cet appel à projets que vous lancez cette année. Comment faire pour vous rejoindre ? Et bien c’est ici ? C’est sur France Bleu Nord, côté culture, eh bien on y va. On découvre l’appel à projets des Transphotographiques, immense festival de photographie en Hauts-de-France, en grande région, puisque vous avez souvent dépassé les frontières de la région des Hauts-de-France ou du Nord-Pas-de-Calais. Olivier Spillebout avec nous ! Cette année tellement spéciale, vous vous êtes dit, à bien des titres, lançons un appel à projets, à participation. Ça veut dire Olivier, vous êtes participatif cette année ?

OS : Effectivement. C’est une année très particulière. C’est l’année du Covid, bien sûr, enfin l’après-covid j’espère. Et puis, ce sont les 20 ans du festival. Ce n’est pas rien. On a démarré ce premier festival avec Willy Ronis en 2001 et on se retrouve vingt ans plus tard. L’idée, c’était que ce soit aussi une grande fête de la photographie sur notre territoire. On a toujours réservé à l’intérieur du festival, on a toujours eu des invités prestigieux. Les grands photographes, vous les avez cités tout à l’heure. L’idée, c’était aussi ça, c’était d’amener le meilleur de la photographie mondiale à Lille, mais aussi de laisser une large place à la photographie régionale. Et je me suis rendu compte que beaucoup de photographes, il y en a de plus en plus, la photo s’est démocratisée ces dernières années avec le numérique, avec les smartphones… Et beaucoup de photographes ne pensaient pas pouvoir participer à un festival, à un événement. Cette photographie régionale, elle existe. Je l’ai rencontré déjà il y a longtemps. L’idée, c’est de la mettre à l’honneur cette année, puisque c’est une année anniversaire.

JD : D’accord. Comment ça va se passer ? Ça veut dire que tout un chacun peut faire appel et vous proposer des projets. Ou faut-il déjà être photographe ou photographe installé ? Ou avoir son book ? Comment allez-vous faire le tri ? Il y a plein de gens qui possèdent un smartphone, un iPhone déjà et qui ont du talent !

OS : La première des choses, c’est déjà de nous contacter. On a mis sur l’ensemble des réseaux et je pense que vous le relaierez, une adresse Internet, une adresse email sur laquelle on peut entrer en contact avec nous, et puis envoyer un dossier, très simplement, un dossier, un CV, une bio, un petit texte expliquant la démarche photographique artistique. Et puis, bien sûr, des photos. Et pour ces dossiers, on a fixé la date limite au 31 mars. Je voulais féliciter tous ceux qui ont candidaté parce qu’on a déjà reçu des dossiers formidables, des dossiers de photographes régionaux que je ne connaissais pas, que je découvre. Il y a quelques pépites, il y aura des surprises, de belles surprises en juin. L’idée c’est de nous envoyer, donc de se lancer, de se jeter à l’eau et d’oser envoyer un dossier de participation qui sera examiné avec bienveillance par un jury de mon équipe, et puis de commissaires invités puisque, comme ce sont les 20 ans, on va aussi travailler avec des commissaires qui ont marqué un petit peu l’histoire des Transphotographiques.

JD : Tout le monde ne sait pas ce qu’est qu’un commissaire d’exposition.

OS : Alors un commissaire d’expo, c’est aussi ce qu’on appelle un curator. C’est un petit peu le chef d’orchestre de l’exposition. C’est celui qui fait des choix artistiques, qui fait des choix d’accrochage, qui aide l’artiste à mettre en valeur son travail.

JD : Alors, qu’attendez-vous précisément ? Comment allez-vous faire votre sélection et pourquoi ce sujet des Hauts de France ? Qu’est-ce que vous avez envie de nous donner à voir sur les Hauts-de-France ? Qu’aimeriez-vous accueillir dans votre exposition, dans ce festival ? Bien, on en parle. Vous restez avec nous, les Transphotographiques ont 20 ans et on en parle ce matin sur France Bleu Nord, côté culture, comptez sur nous !

« En hauts ! », comme en Hauts-de-France, les Transphotographiques ont 20 ans. Un grand festival de photographies qu’on va retrouver au mois de juin pour ses 20 ans, Olivier Spillebout et toute l’équipe des Transphotographiques lancent un appel à projets. Je dirais, osez vous lancer, osez proposer vos photographies. Qu’est-ce que vous avez envie de voir, Olivier Spillebout, quand vous dites sujet Hauts-de-France? Ça va être quoi ? La nature, les gens, la créativité, avec les ciels du Nord ? Il y a un truc particulier ?

OS : La thématique est très large. Je pense que ça peut aussi être juste des photographes qui montrent leur travail et qui sont issus des Hauts-de-France. Ce n’est pas forcément des images des Hauts-de-France. L’idée, c’est que ce festival, depuis les débuts, a été vraiment associé au territoire. Il y a eu des expos par le passé à Calais sur les chalets de plage et des expos, à Valenciennes, à Arras, dans plus d’une trentaine de villes de la région. En 2011, on fêtait les dix ans du festival et on avait appelé ça « Nord[s] ». C’était à l’époque, on voulait symboliser le pays du Nord, la région du Nord, le Nord-Pas-de-Calais. Là, ce sont les 20 ans. La région s’est élargie. Maintenant, ce sont les Hauts-de-France. Et donc, c’est encore un clin d’œil puisque c’est une année particulière puisque c’est l’anniversaire. Un autre territoire, donc ! Pas simplement des paysages du territoire, bien que l’on en ait reçu beaucoup, mais aussi aux gens qui ont une histoire avec ce territoire. Certains n’habitent plus ici, mais y sont nés. Certains ont fait des reportages photo. Parfois on m’envoie des reportages photo qui ont été faits dans les années 70, qui n’ont jamais été montrés. Quand je vous parlais de pépites, c’est ça ! Oui, on a. Il faut qu’il y ait bien sûr un lien, une accroche. Il y a un lien avec « En Hauts ! ». D’ailleurs, le nom du festival n’est pas En Hauts-de-France. Il y a un clin d’œil, bien sûr, avec le nom de la région, mais on peut être ou avoir vu simplement passer ses vacances. On peut être du Sud et avoir passé quelques vacances dans les Hauts-de-France il y a vingt ans et avoir quelque chose à montrer.

JD : Un regard sur les Hauts-de-France, voilà ce que vous attendez. Alors, on précise tout ça parce que c’est pour vous, les amis. Si vous avez envie et si vous osez, il faut surtout y aller ! Vous serez retenu, ou pas. Mais vous l’aurez fait. Et puis, ça permettra peut-être au public de découvrir votre travail. Vous lancez cet appel à projets aux photographes, aux artistes et vous lancez aussi cet appel à projets à tous ces lieux qui peuvent devenir des lieux d’exposition. Ça aussi, ça peut être une belle ouverture.

OS : Oui, c’est une belle ouverture. Parce que c’est ça aussi, les Transphotographiques. On a bien sûr exposé dans des lieux très prestigieux comme le Palais des Beaux-Arts, bien sûr, le Tri Postal, l’Hospice Comtesse. Mais on a des très, très beaux souvenirs aussi de lieux qui n’étaient pas des lieux dédiés aux expositions.

JD : Qu’est-ce que l’on pourrait imaginer ?

OS : Alors, on peut imaginer des expos… Les chalets de plage…. Il en reste encore quelques-uns qui ne sont pas démontés. Et on espère faire des expos sur le littoral. On espère faire des projections parce que la restitution d’une exposition, ce ne sont pas forcément des tirages. Ça peut être aussi une projection vidéo. On espère refaire des projections vidéo en grand format sur des écrans dans le territoire. On a, à titre d’anecdotes, un petit village dont je ne connaissais pas le nom qui s’appelle Villers-Pol où l’élu à la culture (qui est passionné de photographie) nous a proposé d’exposer dans sa petite chapelle. Une chapelle qui doit faire 20 mètres carrés. Ça fera partie des petits bijoux Transphotographiques 2021.

JD : Je suis chef d’entreprise, je veux dire, mais pourquoi pas dans mon entreprise ? Sur la façade de nos magasins, aussi bien venez, nous ouvrons, partageons plus que jamais. Et donc, vous allez retrouver tout ça sur le site internet de France Bleu. Sinon, vous allez sur celui des Transphotographiques. Tapez sur un moteur de recherche n’importe lequel et vous allez bien évidemment retrouver tout ça. Il faut aller vite parce que c’est le 31 mars et comme vous le savez, le temps passe tellement vite. Dites-moi, Olivier, quand je vois tous ces grands noms qui sont passés déjà dans vos Transphotographiques, on rêve un peu. Karl Lagerfeld, qui est aussi un grand photographe, Bettina Rheims, Peter Lindbergh ou Etienne Daho. On en passe. Et bien d’autres.

OS : Costa-Gavras, Georges Rousse, Depardon.

JD : Allez, faites nous le plaisir de partager avec nous quelques souvenirs, des moments forts, une anecdote qui vous a marqué ?

OS : J’en ai beaucoup… Avec Peter Lindbergh, par exemple.

JD : Alors Peter Lindbergh, pour tous ceux qui ne savent pas, c’est celui qui a photographié les grands top-modèles (entre autres) des années 90. Un des plus grands photographes de mode, Naomi Campbell, Cindy Crawford… C’est à lui qu’on doit vraiment l’émergence de ces tops hypers tops.

OS : Et c’était une belle histoire parce qu’on l’a exposé en 2003 dans le Palais des Beaux-Arts de Lille et on faisait entrer la photographie contemporaine dans un musée qui avait l’habitude d’accueillir plutôt la peinture. Des anecdotes avec Lindbergh, j’en ai beaucoup, c’est quelqu’un de très, très généreux. J’ai le souvenir d’avoir préparé une expo avec lui. Le midi, on l’emmène déjeuner sur la Grand-Place de Lille. Assez fier parce qu’on a quand même une icône de la photographie internationale avec nous. Et à la fin du repas, on était trois ou quatre. Je m’empresse bien sûr de prendre l’addition pour payer. Il refuse et il prend l’addition pour payer. Je lui dis, mais moi, j’ai Peter Lindbergh à Lille. Je suis fier de pouvoir l’inviter. Bien sûr, il me dit ça, tout le monde peut le faire. Mais être invité par Peter Lindbergh, ça c’est la classe, la grande classe. Et je me suis fait inviter par Peter Lindbergh sur un restaurant de la Grand-Place de Lille.

JD : Olivier Spillebout, mille mercis. On rappelle donc les Transphotographiques qu’on va suivre avec attention. On sera là, bien évidemment pour l’événement au mois de juin, c’est « En hauts ! », les 20 ans. Appel à projets. Il est lancé. Dépêchez-vous les amis, qui que vous soyez. Vous possédez un lieu et vous voulez accueillir une exposition. Ou vous êtes photographe en herbe ou photographe plus qu’amateur. Et bien proposez vos photos. Allez-y, l’édition est très spéciale cette année.

OS : Merci beaucoup de m’avoir accueilli !

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Les Transphotographiques est un festival photographique créé en 2001 et organisé par la Maison de la Photographie de Lille. Les expositions sont présentées dans toute la métropole lilloise.